Extrême-Nord Cameroun : l’eau coule à flots

Extrême-Nord Cameroun

Après la pluie qui a débordé les rives dans l’Extrême-Nord Cameroun, les populations se plient en quatre pour survivre, espérant ne pas revivre le déluge que connaissent chaque année les régions septentrionales. (LIRE AUSSI : Inondations à Douala : l’émissaire de Mme la Minhdu est dans la ville).




Dans le septentrion, le mois d’août est l’un des plus pluvieux de l’année. Comme dans les années précédentes, la région de l’Extrême-Nord Cameroun vient d’enregistrer d’importantes inondations entraînant divers dégâts. En effet, depuis le 1er août, les populations des départements du Mayo-Sava, du Logone-et-Chari et du Mayo-Tsanaga subissent les désagréments causés par de fortes pluies. Plusieurs facteurs sont à l’origine des inondations enregistrées presque chaque année dans l’Extrême-Nord.

Etat des lieux dans l’Extrême-Nord Cameroun

Au plan environnemental, les changements climatiques qui se généralisent à d’autres régions sont pointés du doigt. Concernant le cas de ces derniers jours dans le Mayo-Sava par exemple, le pont Mora s’est effondré sous le poids des eaux. Si ce problème persiste, c’est également à cause du retard dans l’achèvement de la route Mora-Dabanga et Dabanga-Kousseri, longue de 205 Km.




Aussi, la digue de Maga dans le Mayo-Danaï nécessite-t-elle des solutions durables pour ne pas lâcher sous la pression des pluies torrentielles. Pour ce qui est du Mayo-Tsanaga, les ponts qui datent, pour la plus part des années 60, ont besoin d’être reconstruits en même temps que la réhabilitation des routes dont les travaux sont à l’arrêt. A l’instar de celle de Mokolo-Mogodé-Bourha.

L’appel aux élites

Cependant, les populations qui construisent dans des zones marécageuses ou celles présentant des risques d’inondations ont également leurs responsabilités. Financé à hauteur de 108 millions de dollars, le projet d’urgence de lutte contre les inondations s’est concentré sur la protection de la population locale en réparant les principales infrastructures hydrauliques. (LIRE AUSSI : Bertoua : Célestine Ketcha concrétise des promesses de Paul Biya).




Malgré les efforts, il reste encore à faire face à cette population en difficulté. Des déplacements, des arrêts de cours et le ralentissement des activités sont autant de problèmes que vivent les populations. Il est grand temps que les élites se mettent à l’ouvrage pour sauver leurs régions. Une étape de décentralisation qui commence par un processus de développement locale.

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