Présidentielle française : entre Poutine et Biden, le choix est civilisationnel

Présidentielle française et la crise en Ukraine

Les électeurs doivent choisir entre Le Pen pro-Poutine et Macron pro-Biden dans cette présidentielle française. Le second tour en France a tous les ingrédients géopolitiques de la guerre par procuration que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a choisi ou a été obligé de faire au compte des États-Unis. L’admiration de Marine Le Pen pour Vladimir Poutine n’est pas très bien vue par une certaine élite occidentale.




Celle-ci craint de voir passer la France dans des positions radicales contre l’Union européenne sur des sujets de la défense commune, et de l’OTAN. L’alignement de Macron aux positions de va-t’en des États-Unis dirigés par Biden n’est pas non plus très accepté par une bonne partie du peuple français. Ce dernier voit en ces Yankees, l’empire qui phagocyte chaque jour la souveraineté de la France. Les États-Unis engagent la France dans des conflits armés et politiques dont elle aurait pu s’en passer.  En somme, l’électorat est divisé entre deux France qui s’affrontent dans les idées et dans la vision, qui doit choisir son destin en tant que nation.

Présidentielle française et Ukraine

Marine Le Pen est même allée jusqu’à parler d’enjeux civilisationnelles dans cette présidentielle française. (LIRE AUSSI : Usurla Von Der Leyen en Ukraine avec un cadeau empoisonné pour Volodymyr Zelensky : Explications dans cet article.). Il y a d’un côté, faire confiance à la nationaliste, c’est voir planer l’ombre de Vladimir Poutine qui aurait mis à plat ses relations avec les Européens et aura décidé de reconstruire quelque chose de beaucoup plus pacifiée avec la France.




Et de l’autre, les pro-européens, Pro-OTAN, ceux dont la colonisation par les États-Unis arrangent. Mais dans deux semaines, il va falloir choisir. Car le remake, le retour de la confrontation de 2017 est lancé. Le vin est tiré, il faut le boire peut-on dire. Macron se bat pour une Europe de la défense dont Marine Le Pen ne croit pas. Macron parle d’une France forte et puissante sans choisir pendant 4 ans de la soustraire du joug étatsunien. Des questions internes, nationales sur lesquelles les Français attendent les deux candidats existent. Tels que le pouvoir d’achat, l’inflation, l’emploi ou l’éternel débat sur la laïcité. (LIRE AUSSI : La Hongrie accepte payer le gaz russe en Roubles (en lingots d’or)).

Des questions qui fâchent

Mais l’actualité en Europe de l’Est aura tout son pesant d’or dans le choix de beaucoup de Français. En effet, le souci majeur de tout français est à présent de savoir comment continuer à avoir du gaz et du pétrole jusqu’à la fin de l’opération militaire spéciale de la Russie en Ukraine. En somme, ne pas manquer de pain, par exemple et comment résoudre la difficile équation de la vie chère en France. Le spectre des Gilets jaunes doit à cette heure hanter le camp du président sortant, Emmanuel Macron.




Ni l’un ni l’autre candidat ne peut être leur choix. Il n’ont aucun choix à faire dans cette présidentielle française. L’un agit en raciste ne pensant qu’à poser des barbelés tout autour de son pays. Contre l’entrée des noirs. Très proche de Éric Zemmour dans la vision de la France. Et l’autre fait de même, hypocrite, en se cachant au niveau européen, appliquant très bien en Afrique le nazisme monétaire et le Code noir. On se souvient que, contre les réclamations de la France d’en bas, il avait répondu par la force, la violence et l’intransigeance jupitérienne. Nous sommes à l’heure du bilan. Soit la France continue dans cette lancée, soit elle prend une nouvelle tangente. Les Africains regardent tout cela de loin mais avec un regard de lynx. (LIRE AUSSI : Ukraine : quand mercenaires et armes incontrôlés envahissent l’Europe).

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