Barkhane : la force anti terrorisme ne se repositionnera plus au Niger

Opération Barkhane

Après sa décision unilatérale de quitter le Mal le 17 février 2022i à la suite de la détérioration des rapports dans presque tous les compartiments avec le pouvoir en place dirigé par le jeune Colonel Assimi Goïta, la France avait alors déclaré un déploiement de la force Barkhane au Niger.




Seulement coup de théâtre, elle a annoncé le vendredi, 11 février 2022, dans une interview à Ouagadougou, de la bouche même du général Laurent Michon, commandant de cette force, ne plus s’installer au Niger. Pour le Général, il n’y aura « absolument pas de redéploiement au Niger […] Le retrait de Barkhane ne consiste pas à se repositionner au Niger, mais à se retirer du Mali ».

Repli tactique

Beau jeu de mot n’est-ce pas ? Et qu’en avait dit Florence Parly, la ministre des armées et Jean Yves Le Drian, ministre des affaires étrangères de la France ? Ils ont bien parlé de redéploiement de la force Barkhane au Niger. Les jeux de mots actuels sont une façade pour cacher le vrai sens de la continuelle présence des forces occidentales sur les terres africaines.




Pourquoi cette décision on ne peut plus que questionnable pour ce pays qui a plusieurs fois annoncé et vouloir même imposer sa présence, de ne pas quitter le Sahel, encore moins abandonner la lutte contre le terrorisme. Contre qui il a fallu tout un siège pour demander de quitter le Mali et pour réponse à parler de se repositionner au Niger au nom de la lutte contre le terrorisme ?

Le Niger refuse Barkhane

On peut parler du peuple du Niger qui s’est montré hostile et réfractaire à l’installation de Barkhane sur leur terre ancestrale. De Barkhane, personne n’en veut plus car personne n’y croit plus. La France l’a martelé plus d’une fois aux députés de son Assemblée nationale qu’elle est en Afrique, notamment dans le Sahel pour protéger les Français, et donc les Européens.




Ceci préventivement.  Elle a longuement masqué son jeu derrière le bien être des Africains qu’elle leur vend sans jamais le leur livrer après encaissement des « sommes » demandées. Lorsque Shogel Maiga, le premier ministre malien parle de ce pays, relatant les 130 ans de sa présence sur nos terres africaines, l’on peut être sûr que personne n’en sera nostalgique.

France et Barkhane déchus

Au contraire, pour les nouvelles générations africaines, surtout tous ces jeunes qui n’ont connu la colonisation que dans les livres d’histoire et ceux dont la néo colonisation a plutôt mener à la révolte, « bon vent » est le souhait à eux adressé. Seulement, le fait interpelle, connaissant la poigne de cet État prédateur pour qui l’Afrique, et bien plus la francophone, doit rester sous son joug.




Qu’attendre donc de cette annonce du général Français, commandant les troupes Barkhane? Pour beaucoup d’observateurs, l’actualité géopolitique en Europe de l’est en est la cause. Plusieurs fois être allé rencontrer Vladimir Poutine en Russie, il se dit que le Sahel à été mis sur la table par Emmanuel Macron, dans le style du partage de Yalta. Ce que le maître du Kremlin aurait botté en touche en précisant même que la présence de la Russie va s’y intensifier pour en finir avec les incursions « djihadistes », donc terroristes. Seulement, ceux qui ont recruté, formé, et étiqueté depuis 2014 leurs soldats informels et aguerris à la guerre asymétrique sont connus. Les méthodes russes aussi. Ces dernières ont fait leur preuve en Syrie, Afghanistan, Centrafrique, Mali.

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