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Examens 2021 : l’OBC traîne une ardoise de F CFA 1,4 milliard

OBC examens 2021

OBC examens 2021

Examens 2021, le constat y afférent a été révélé le 23 février dernier par le directeur de l’Office du baccalauréat, Etienne Roger Minkoulo. Et quand bien même cette dette a été budgétisée à hauteur de F CFA 900 millions, les enseignants qui ont assuré les vacations de la dernière session d’examens.




Suffisant pour justifier la grogne actuelle des enseignants qui a embrasé littéralement tout le pays alors qu’on voulait la circonscrire aux seules régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, question très certainement de leur trouver un autre mobile de marginalisation. En fait, il s’agit d’une situation récurrente qui n’aura connu d’accalmie qu’en 2017, suite au déblocage express des fonds par le Chef de l’Etat lui-même.

Examens 2021 et impréparations

Ceci alors qu’au travers des frais exigés pour les examens relevant dudit office, on peut valablement prévoir et assurer une gestion des charges d’exploitation y adossées. Mais souffrant de façon congénitale (pourrait-on dire) de toute absence de prévision, l’OBC s’est enlisée au fil des ans dans des déficits d’exploitation.




Des déficits qui ont mis à mal ledit office et y ont engendré une grogne itérative, au point de susciter la réticence des enseignants à répondre désormais à ses sollicitations. Aujourd’hui, on en est à promettre aux mêmes enseignants un règlement des impayés dus courant mai prochain alors qu’on sera entré en pleine période des examens avec en filigrane un important risque de perturbation de ceux-ci pour la session de cette année scolaire.

Décentralisation plus affirmée

Aussi peut-on comprendre que le directeur de cet office en soit à clamer l’autonomisation de cette structure afin de lui accorder des coudées franches pour la gestion, notamment en ce qui concerne la prise en charge des enseignants.





Dans cette optique, ledit directeur évoque l’urgence d’une décentralisation de l’office au travers de la création d’antennes régionales assortie d’une dématérialisation du processus de reproduction des sujets aux examens. Il en est de même de la revalorisation des vacations afin de susciter davantage d’engouement pour les enseignants sollicités par l’office pour la vérification et l’authentification des diplômes.

Levée de blocage

Dans la foulée, le représentant du premier ministère qui assista à la réunion du 23 février dernier n’a pas omis de suggérer une levée du blocage des frais de sécurisation des examens, question de reverser aux enseignants les vacations qui leur seront dues avant le démarrage de la prochaine session d’examens de mai 2022.




Des promesses qui, si elles sont tenues permettront à coup sûr d’annihiler le mouvement de grogne de ce corps de métier et garantiraient une session d’examens 2022 plus sereine lesdits frais devant être réglés avant la publication des résultats officiels. Encore que dans le même sillage les enseignants attendent également le dégel de leur avancement et autres droits inhérents à leur intégration dans la fonction publique, toutes choses pour lesquelles l’état leur est redevable à hauteur de 152 milliards de F CFA.

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