Transfert de fonds électronique : contexte et enjeux au Cameroun

Transfert fonds électroniques

Au Cameroun, une taxe de 0,2% sur les transferts de fonds mobiles est entrée en vigueur depuis le samedi 1er Janvier 2022. Alors que des voix s’élèvent pour dénoncer cette taxation, une mesure qui a provoqué un tollé auprès des consommateurs qui l’assimilent plutôt à quelque impôt supplémentaire qu’elle n’est pourtant guère.




Ceci puisqu’elle participe plutôt de l’extension de l’assiette fiscale afin de permettre une substantielle augmentation des recettes budgétaires indispensables pour le financement des investissements publics productifs, tout en altérant les récurrentes tensions de trésorerie que connaît l’Etat. En réalité et d’avis d’expert, «Il s’agit d’une taxe sur tous les transferts d’argent effectués à l’intérieur du pays à l’exception des virements bancaires et des transferts pour le règlement des impôts, taxes et autres factures.

Compte de paiement

Dans le principe, l’Etat taxe le capital ; il ne taxe pas le porte-monnaie (électronique) comme le disent certains». En effet, poursuit-il, chaque année, tout gouvernement normal recherche de nouvelles niches fiscales.




Or, «une activité comme celle des transferts d’argent qui a généré selon les chiffres de la BEAC environ FCFA 10,833 milliards en 2020 et FCFA 12,150 milliards en 2021 ne pouvait pas échapper au fisc. Il s’agit d’un capital taxable. Cela signifie quoi ? Que si l’argent est utilisé comme moyen de paiement (porte-monnaie électronique) alors, il ne sera pas taxé».

Sur les fonds

Par exemple, le paiement des factures d’Enéo ou de Camwater ne sera pas taxé de même que beaucoup d’opérations dans le commerce (supermarchés par exemple). Aussi urge-t-il de sensibiliser l’opinion nationale sur la question afin de lui inculquer au mieux la dévolution de ces fonds et surtout le pourquoi de la taxe y appliquée.




Et comme il s’agit d’un processus, nous entendons disséquer au mieux cette nouvelle donne en faisant intervenir experts et différentes couches sociales au fil des éditions auxquelles nous entendons par ailleurs adjoindre d’autres confrères d’où un besoin urgent de nous allouer un fonds de démarrage de F CFA 3,5 millions, quitte à l’améliorer avec l’extension de nos travaux à d’autres aspects problématiques de la loi des finances 2022.

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