Intégration continentale : la zlecaf en moteur accélérateur de croissance ?

Intégration avec Zlecaf

La zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) est au centre d’un conclave de trois jours initié par l’Institut des Relations Internationales du Cameroun ouvert le 22 novembre 2021 à Yaoundé. Un conclave pour enrayer le ralentissement incompréhensible du train de l’intégration continentale miné par de nombreuses pesanteurs. Pour ce faire, on a ressassé les opportunités adossées à la mise branle effective de cette zone en en faisant le moteur par excellence de l’amélioration du taux du commerce intra africain culminant actuellement autour de 16%. Un taux quasiment insignifiant au su du potentiel marchand du continent fort de 1,3 milliard de consommateurs qui malheureusement reste à conquérir.




Aussi peut-on comprendre que cet état de fait soit une préoccupation pour l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (Iric) qui a commis ce conclave sous le thème évocateur : « la zone de libre-échange continentale (Zlecaf) et la dynamique de l’intégration régionale en Afrique » question d’épiloguer sur les voies et moyens pour réussir le pari de la libre circulation des biens et services dans le continent et œuvrer enfin à l’avènement de ce marché unique africain qui diluera significativement la balance commerciale du continent en offrant aux états davantage de coudées franches au double plan financier et de l’auto financement du développement sans recourir aux emprunts extérieurs à la fois onéreux et compromettant pour sa crédibilité induite.

Et c’est fort à propos que les assises de Yaoundé se veulent un véritable ballet scientifique réunissant experts et universitaires continentaux et d’ailleurs afin d’élaborer d’accord parties, une stratégie diluant à très brève échéance, les effets conjugués néfastes des conflits armés menaces sécuritaires diverses, crise sanitaire et rétrécissement des marchés traditionnels des produits du continent.

Intégration aux dérèglements préjudiciables

Au demeurant, le constat amer établi par le Ministre du commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana à l’occasion, aura constitué le fil d’Ariane à partir duquel les séminaristes a conclave de Yaoundé s’appesantissent afin d’inverser la tendance et donner véritablement un coup d’accélérateur à l’intégration continentale assortie d’un arasement vers le haut du mieux-être des états africains. En somme, une stratégie inclusive à souhait afin de ne rien laisser en pan. Il en est ainsi notamment d’une plus grande régularité de la chaîne d’approvisionnement pour sortir définitivement le continent de son stade actuel de victime en le positionnant au contraire comme l’un des acteurs majeurs de cette même chaîne d’approvisionnement.




Autant la pleine réalisation de ce noble objectif peut sembler utopique à bien des égards, autant le croire serait simplement réductible des atouts dont regorge le continent pour qu’il se prenne véritablement en mains. A ce titre, l’Iric se mue en véritable laboratoire non plus simplement d’idées pour être le creuset de cette approche dynamique souhaitée aussi bien par les séminaristes que la totalité des pays africains. Et dans cette veine, on comprend le satisfecit exprimé par le directeur de l’Iric, sieur D  aniel Urbain Ndongo pour qui : l’engouement desdits travaux n’a d’égal que l’attente adossée à l’implémentation rapide des résolutions de Yaoundé.

Attentes plurielles

Fort de ce qui précède, il y a lieu de croire que le continent sortira enfin de la léthargie à laquelle il se sera laissé assigné de nombreuses années durant pour enfin faire de la zlecaf, le socle effectif de son intégration à tous points de vue et parvenir ainsi à envisager avec davantage de certitude son émergence socioéconomique, non sans éradiquer définitivement ces maux qui avaient jusqu’alors ralenti la mise en branle réelle de la zlecaf. Autant dire que le continent s’engagera au sortir de Yaoundé dans un déploiement nouveau adossé sur l’impératif de traduire en actes concrets la libre circulation des biens et services mais également des hommes avec en prime, la priorisation de la consommation des produits continentaux.

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