BVMAC : souscription mitigée des opérateurs camerounais, centrafricains et tchadiens

Siège BVMAC à Douala

Alors que les besoins de financements par appel public à l’épargne se multiplient dans la sous-région Cémac, on y observe malheureusement peu d’engouement pour les entreprises des états ci-dessus mentionnés. Toutes choses à l’origine du peu de dynamisme de cette bourse de valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) pourtant sensée jouer un rôle majeur pour la résilience des économies.




Au motif de ce manque d’intérêt pour la capitalisation boursière, outre un déficit de culture en la matière, la propension desdites structures économiques d’entretenir le flou sur leurs états financiers et singulièrement leurs bilans élaborés généralement sous contrainte fiscale. Dès lors, leur inscription devient difficile en bourse parce que assujettie à la transparence en matière de gouvernance à tous points de vue.

A preuve, quand bien même la BVMAC a entrepris d’instaurer une semaine dédiée à l’appropriation de la culture boursière dans sa zone de compétence, ces pays y ont brillé par un désintérêt proche de la démission de leur obligation à la promouvoir, au vu de ce que leurs entreprises continuent de trainer le pas quant à leur entrée en bourse.

Situation déplorable

S’il en est une, qui a fait dire au président de la commission de surveillance dudit marché boursier (Cosumaf) qu’il urge pour ces pays d’y mettre du leur afin d’amener les entreprises à faire de la capitalisation boursière une donnée permanente de leur déploiement quotidien afin de booster aussi bien l’activité de ladite bourse que les financements conséquents afin de mieux répondre aux nombreuses sollicitations dont elle fait l’objet depuis peu.




Autant dire, relancer la collecte de l’épargne publique pour le mettre à disposition des entreprises et gouvernements dans le besoin pour les accompagner dans la pleine réussite de leurs plans d’investissements respectifs sans lesquels ils ne sauraient ni prétendre à une croissance économique durable ni encore moins à l’avènement à date de leur émergence socioéconomique.

Mesure incitative

Fort de ce qui précède, on comprend aisément pourquoi il vient d’être instauré une école de la bourse à Douala, siège de la BVMAC, question d’éduquer le grand public au fonctionnement et au bienfondé de la bourse en univers entrepreneurial et au-delà. Car, il s’agit avant tout de combler le déficit structurel en la matière afin d’amener les usagers à entreprendre, et bravant le risque inhérent aux opérations boursières. Une première plutôt bienvenue pour altérer à la fois le peu d’engouement des entreprises à entrer en bourse et permettre aux ménages d’y fonder un mode nouveau de placements financiers plus rémunérateurs et davantage sûrs.




Mieux, une initiative heureuse à mettre à l’actif du directeur général de la BVMAC, Jean Claude Ngwa qui voudrait ainsi voir les 54 millions d’habitants de la sous-région Cémac s’impliquer davantage dans le financement de leurs économies respectives et diluer ainsi le recours de leurs états aux emprunts qui érodent leur autonomie et en compromet dangereusement les balances de paiement.

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