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Ports africains : comme un air de compétitivité dans la ZLECAF

Ports africains - Port de Douala-Bonabéri

Ports africains - Port de Douala-Bonabéri

Il y a comme un air de compétitivité entre ports africains. « L’Afrique portuaire à l’aune de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) » est le thème sur lequel reposait le 3ème Forum des Ports africains (Fap) que la ville de Douala aura abrité, sous la présidence de Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, ministre des transports, représentant du Premier ministre, Joseph Dion Ngute.

La 3ème édition de cette rencontre qui s’est tenue à Douala le 22 octobre a été assez riche en enseignements et surtout en échanges intercontinentaux et africains qui pourraient permettre le franchissement d’un grand pas. Etaient également présents, les ministres des Transports du Tchad, du Gabon, le président de la commission de la CEMAC, les Directeurs généraux des ports autonomes de Douala, Cyrus Ngo’o, et de Kribi, Patrice Melom, sans oublier les représentants du secteur privé, les opérateurs de transport maritime et logistique, les bailleurs de fonds et investisseurs privés.

Occasion de partages pour les ports

De ce fait, le ministre des transports du Cameroun, a estimé au regard de la mobilisation, que ce forum était une occasion propice pour les acteurs du secteur portuaire, de pouvoir partager et échanger au sujet des tendances et des innovations observables dans ce secteur au moment où on parle de plus en plus de libre-échange. Pour Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, ce forum était la manifestation même de la coopération Sud-Sud. Laquelle aura pour effet d’approfondir l’intégration économique pour une Afrique intégrée, prospère et pacifique. Aussi devra-t-elle prendre pour appui les ports compétitifs. Quand bien même il est établi que le commerce intra africain ne représente que 15% du total des échanges sur le continent, contre 67% pour les flux commerciaux avec l’Europe.

Et quand on sait de quels apports ces échanges sont pour le développement, il ne se fait donc pas de doute qu’à travers la concrétisation d’une zone de libre-échange, et quand bien même la crise sanitaire due au Covid-19 persiste, ses assises à cours, moyen et long terme constitueront un véritable levier pour le développement. Ce d’autant plus qu’il aura été question dans le développement des modules se rapportant au rôle évolutif des autorités portuaires dans la nouvelle vision de développement, de la productivité et de la compétitivité des ports, de l’émergence des ports secs, des enjeux des partenariats public-privé et concessions portuaires ainsi des défis relatifs aux corridors maritimes.

Douala et Kribi, des hubs de l’Afrique centrale

Un aspect qui aura permis de mieux comprendre les différentes problématiques y afférentes. Notamment dans le corridor Douala-N’Djamena ou alors Douala-Bangui. Il aura aussi été question au cours des trois jours qu’auront duré ces assises, du renforcement du rôle des ports dans le commerce intercontinental, corridors et inter-connectivité: un new deal pour l’intégration économique, autorité portuaire: pierre angulaire du nouveau modèle de développement, ports secs: nouveau relais de croissance en Afrique, données portuaires et enjeux de sécurisation etc.

Pour Ahmed Bennis, Directeur général de Tanger Med international, participant à l’événement, un fait est clair : les plateformes portuaires de Douala et Kribi sont des «les hubs les plus importants d’Afrique centrale». Pris comme tels, « leur transformation et leur décongestion est un impératif en contexte Zlecaf et mondialisation ».

C’est dans ce contexte que, arrimé à la Stratégie Nationale de Développement à l’horizon 2030 (Snd30), le port autonome de Douala a engagé des réformes allant dans le sens de la modernisation de ses infrastructures. On en veut pour preuve ces bons résultats engrangés depuis 2015 du fait d’importants travaux de rénovation au niveau de son Terminal à conteneurs. Il profitera donc au même titre que le port autonome de Kribi des opportunités de la Zlecaf qui envisage sortir 30 millions d’Africains de l’extrême pauvreté et augmenter les revenus de l’Afrique de 450 milliards de dollars d’ici à 2035, accroître de 560 milliards de dollars les exportations africaines.

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