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Mouhamadou Mouctar sur le trône Chefferie traditionnelle de Ndelbé 3

Le Sous-préfet Samuel Monogo et le chef traditionnel Mouhamadou Mouctar

Le Sous-préfet Samuel Monogo et le chef traditionnel Mouhamadou Mouctar

Mouhamadou Mouctar est le chef traditionnel de Ndelbé 3. L’onction préfectorale a été faite par le Sous-préfet de l’arrondissement de Ngaoundéré, Samuel Monogo le 20 octobre 2021 à l’esplanade de la chefferie au lieudit Sabongari.

C’est désormais officiel. Au terme des consultations coutumières d’usage qui se sont déroulées tout au long du mois de septembre 2021 et pour lesquelles aucune résolution n’aura aboutie, on a dû faire recours à une élection qui a eu pour protagonistes l’heureux élu et le fils du chef sortant décédé le 3 avril 2021. Finalement, le dévolu a été jeté sur Mouhamadou Mouctar, désormais chef traditionnel de 3ème degré de Ndelbé 3, suite au choix fait par les notables et finalement entériné par l’autorité administrative. Mouhamadou Mouctar a désormais la charge de l’encadrement des populations de cette partie de l’unité administrative de Ngaoundéré 1er. Un acte qui vient mettre fin à la vacance dans cette chefferie depuis la disparition de son illustre prédécesseur.

Sa Majesté Mouhamadou Mouctar est né en 1976 à Ngaoundéré. Il est marié est père de 5 enfants. Après ses études secondaires sanctionnées par l’obtention d’un baccalauréat A4 de l’enseignement général, SM Mouhamadou Mouctar a suivi plusieurs formations professionnelles. Entrepreneur et homme d’affaires prospère, le nouveau Chef est un militant actif du Rdpc. On dit de lui qu’il a l’habitude de gérer les hommes.

Le décret qui nomme Mouhamadou Mouctar

Conformément au décret n°77/245 du 15 juillet 1977 portant organisation des chefferies traditionnelles, le sous-préfet a tenu à rappeler à cet auxiliaire de l’administration, les missions qui lui sont assignées. Il s’agit entre autres de la transmission aux populations des directives de l’administration, veiller à leur application à la consolidation de la sécurité, le maintien du calme et l’ordre public régnant dans son quartier. Pour y parvenir un accent doit être mis sur la lutte contre l’escroquerie foncière, le phénomène de double vente de terrains, l’éradication de la consommation des drogues et autres stupéfiants, lutter contre la criminalité et le banditisme à travers une collaboration franche avec les FMO. Il est aussi attendu sur le terrain de la conciliation et l’arbitrage entre ses administrés.

Ce qui conduit vers l’installation dans les brefs délais, des chefs de blocs, du conseil des notables. Sur le plan économique, il doit promouvoir les activités commerciales, les investissements suscitant les vocations, encourager toute bonne initiative, appuyer les travaux communautaires.

Sur le plan social, un point d’honneur doit être mis sur l’opération de campagne d’hygiène et salubrité, la consolidation du vivre-ensemble entre les différentes populations. Sur le plan personnel, et dans le but d’honorer l’héritage de son illustre prédécesseur, il est recommandé au Chef, d’entretenir de manière permanente le dialogue, être à l’écoute, s’armer de courage, faire preuve de tact, d’équité, de patience et de tolérance. Il doit être un chef rassembleur, un meneur de troupe, considérer ses populations comme des administrés et non en faire des adversaires. Un Chef doit orienter, motiver cordonner et décider en dernier ressort. Extirper dans ses comportements quotidiens, la vulgarité, la légèreté et refuser d’être le chef prisonnier d’une élite, d’un groupe, d’un lobby et privilégier le sens de l’intérêt général.

Le message préfectoral

A l’endroit des populations, Samuel Monogo,  Sous-préfet du premier arrondissement de Ngaoundéré leur est demandé d’entourer leur nouveau leader, de se rendre disponible, de lui faciliter la tâche durant la période de son commandement, en le respectant, en l’informant promptement en temps utile, en évitant de l’enfermer dans un clan.

A la suite de ces conseils publics et des discours, les notables loin du regard des populations et autres invités s’est retiré, pour adouber, transmettre le pouvoir traditionnel, le revêtir des attributs. S’en suivra alors une longue procession des Chefs traditionnels, au terme de laquelle Mouhamadou Mouctar  a été installé dans son trône avant que n’interviennent le bal des félicitations ouvert par l’Imam de la grande mosquée de Sabongari, par la suite, les allégeances de ses populations administrées, famille et invités. Un signe des temps, la cérémonie d’intronisation a été ouverte par une grande prière à laquelle ont assisté de nombreux imans,  comme pour confier son règne à Allah et solliciter son esprit de sagesse. Le pouvoir ne vient-il pas de Dieu ?

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