Le manioc en passe de remplacer certains aliments importés au Cameroun

Tubercules de manioc

Avec la valorisation réussie du manioc, culture vivrière de base incontestée de l’alimentation dans la région de l’Est, et ne faisant pas uniquement vivre ses producteurs, il constitue désormais un véritable poumon économique eu égard aux multiples usages qui en sont faits.




En somme, ce tubercule, exploité à bon escient par les populations, leur permet de satisfaire leur besoin en nutrition et, dans ses différentes phases de transformation, elle leur assure une plus-value en termes de revenus plus probants à travers le tapioca, l’amidon, la farine, ‘’les bâtons’’, le couscous et la colle comestible. Et, quoiqu’on accorde la part belle à la consommation, la part résiduelle de la production affectée à la transformation alimente une pléiade d’activités connexes génératrices de revenus. Aussi a-t-on vite fait de l’assimiler à de l’or blanc.

Et comme le minerai est à la fois prisé et tarissable, on comprend pourquoi dans la localité de Dibang, où ce tubercule connaît un engouement certain aussi bien en termes de production, de consommation que de transformation, a-t-on entrepris d’y explorer d’autres variétés à plus forte teneur de valorisation afin de garantir aux opérateurs de cette filière des revenus davantage évidents. Suffisant dès lors pour comprendre les efforts consentis pour en faire une véritable clé de voûte dans l’optique d’une production industrielle des variétés les plus demandées sur le marché national selon que d’une région à l’autre on exige le manioc blanc, jaune ou hybride.

Amélioration des techniques de conservation du manioc

Bien plus, cette tendance a fait dire à plus d’un observateur que ladite localité pourrait devenir à brève échéance, une sorte de pôle de production et d’échanges commerciaux majeurs articulés sur ce tubercule, au vu du volume de manioc qui y est produit et dirigé vers la quasi-totalité des zones de consommation et surtout en raison de la spéculation sur son prix observé au gré des saisons. Bien évidemment, il n’est pas exclu le développement attendu d’agropoles conséquents pour traduire au mieux la réussite de cette filière en tirant vers le haut le revenu de ses opérateurs qui a du reste entamé son organisation sous la forme corporatiste avec un comité de concertation chapeauté par M. Magellan Wanda.




Sur un tout autre plan, afin de garantir la durabilité de la qualité première des sous-produits, on opte de plus en plus pour le séchage des tubercules sans en altérer les qualités gustatives. Ce qui bien évidemment induit la maîtrise de la température de rupture au moment de procéder à cette méthode de conservation qui appelle très certainement des méthodes et techniques nouvelles afin d’accélérer le processus et surtout de bonifier ne serait-ce que substantiellement la durée de péremption. Car, si jusqu’alors claies et autres étals au soleil font l’affaire, il n’est pas exclu d’y adjoindre d’autres procédés plus modernes et moins contraignants en termes de surveillance de la production en phase de transformation/conservation.

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