Ngondo 2021 : un festival au-delà de l’aire sociologique du peuple Sawa

Image Ngondo 2019 ((crédit : Saimondy)

Faisant depuis peu partie intégrante du patrimoine immatériel du Cameroun, le festival des peuples de la côte, le Ngondo, peaufine l’organisation de son édition 2021 placée sous le prisme de son inscription au rang de patrimoine immatériel de l’UNESCO. Dès lors, on est en droit de penser que l’édition 2021 du Ngondo se voudra spéciale à plus d’un titre afin de faire valider le dossier en instance à l’Unesco en vue de donner à ce festival annuel et cultuel des peuples de la côte une dimension autre qui viendra indubitablement conforter sa stature de creuset par excellence du vivre-ensemble au Cameroun. (Articles sur le Ngondo 2017, Ngondo 2019).




Si au demeurant, le Ngondo a amorcé depuis quelques éditions déjà une mue structurelle et organisationnelle, on était loin d’y voir l’entame du long processus en vue de son inscription au titre de patrimoine immatériel de l’Unesco. Un statut pour lequel cette assemblée a récemment commis un dossier technique assorti d’un comité de pilotage à l’effet d’accompagner le président en exercice du Ngondo, SM Jean-Yves Eboumbou Douala Manga Bell épaulé à l’occasion par l’inspecteur général du ministère des Arts et de la culture(Minac), M. Théophile Eyango pour l’aboutissement heureux  dudit processus qui viendra définitivement assurer au Ngondo d’être plus couru qu’il ne l’est actuellement.




Au-delà, il s’agira conséquemment de célébrer avec faste cette entrée en grande pompe au patrimoine  mondial immatériel de l’Unesco du Ngondo qui, comme l’a dit fort à propos son président en exercice, sera « un grand honneur de participer ainsi à la vie de l’humanité ». Bien plus, il s’agit là d’une reconnaissance planétaire qui va bien évidemment au-delà des limites du peuple sawa qui porte fièrement ce festival culturel devenu par la force des choses un haut moment de partage pour l’ensemble des composantes sociologiques nationales.

Synergie d’action autour du Ngondo 2021

Au demeurant, en associant le ministère de la culture à ce processus, celui-ci reconnaît tacitement la valeur intrinsèque du Ngondo qui ne saurait plus être confiné à son aire sociologique originelle pour devenir un pan important de l’identité socioculturelle camerounaise, d’où cette implication de tous les instances du Minac au processus de son inscription au patrimoine immatériel de l’Unesco.




Bien évidemment, le néophyte ignore les implications de cette inscription qui, en plus de susciter un regain d’intérêt pour le Ngondo, se voudra également un motif supplémentaire de curiosité  pour les touristes et autres adeptes de cultures exotiques, en faisant de la destination Cameroun un site permanent de pèlerinage culturel et donc des rentrées de devises en perspective pour lesquelles l’Etat ne voudrait guère être en marge. De même, offrant au pays, un formidable outil de promotion de sa richesse socioculturelle, le Ngondo revêt à n’en point douter le statut d’ambassadeur par excellence du Cameroun au double plan culturel et touristique.

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