Biodiversité : l’Afrique centrale en ordre de bataille pour la préservation

Biodiversité camerounaise

Considérée à juste titre comme réserve mondiale par excellence de la biodiversité, l’Afrique centrale et spécifiquement le Bassin du Congo connaît depuis quelques années des menaces réelles pour son vaste potentiel qui, entre exploitation abusive et illicite de ses ressources fauniques et forestières en est désormais à y voir la transhumance des espèces toute aussi menacée par les adeptes du braconnage mus par la forte modernisation et les besoins urgents de survie des populations.




Des maux sur lesquels se pencheront trois jours durant, des experts desdites questions réunis à Douala au Cameroun afin d’endiguer ces phénomènes et œuvrer ainsi à la préservation de ce riche patrimoine faunique et forestier indispensable pour réguler au mieux la vie en ledit espace vital. En effet, faisant l’amer et triste constat de ce que ladite sous-région subit les affres de la dégradation de sa biodiversité du fait du renforcement de l’engouement des passionnés pour exhiber au titre de grands trophées des reliques des espèces protégées, quatre des pays membres de cet espace, en l’occurrence, le Tchad, la RCA, la RDC et le Cameroun sont en passe de mutualiser leurs efforts de lutte.




Ceci afin de combattre les véritables groupes armés qui y opèrent forts de leur puissance financière au travers de laquelle ils réussissent par ailleurs à corrompre à tour de bras ceux commis à la protection des aires protégées. Surtout que les mêmes groupes sont une menace sécuritaire réelle pour ces pays déjà instables politiquement. Or, les trafics illicites y ayant cours constituent une source de financement des conflits armés alimentés par des milices et autres groupes terroristes comme dûment constaté par la communauté économique des Etats de cette même sous-région ainsi que la Commission des forêts. Suffisant dès lors pour y instaurer une urgence d’éradication de ces phénomènes.

Coalition sur la biodiversité

Pour ce faire et conjointement avec des partenaires au développement auxquels il faut adjoindre les organisations dédiées du système des Nations Unies, ces pays redoutant du reste les effets amplificateurs de la transhumance saisonnière s’accordent de créer littéralement une force coalisée pour en diluer les effets pervers surtout par ces temps où les mouvements des espèces animales sont importants dans l’optique de la recherche par celles-ci de zones écologiques complémentaires et plus propices pour leur alimentation. Plus grave est certainement le fait des humains d’étendre les superficies cultivables en empiétant singulièrement le milieu naturel sauvage plutôt dédié aux espèces animales.




Et désormais dépourvues d’espace pour paître et se reproduire au passage, ces espèces animales fondent littéralement comme neige au soleil, générant ainsi un déséquilibre des plus préjudiciables aussi bien pour les populations riveraines que celles de l’hinterland. Un danger passé depuis peu de latent à larvé si l’on s’en tient aux récriminations faites à ces pays par les défenseurs de la biodiversité, quand bien même il y va de la survie même des populations qui cautionnent et alimentent ces phénomènes.




Du coup, on en vient à instaurer outre des aires davantage protégées mais également une législation pour contraindre pécuniairement lesdits états à observer une approche davantage pragmatique afin de faire de la préservation de la biodiversité une donnée permanente. Et à ce titre, que les assises de Douala aient particulièrement ciblé les parlementaires des pays membres du Bassin du Congo, en l’occurrence le sénateur Ajouon Ngam honoré, l’honorable Keda Ballah, vice-président du REPAR-AC et François Nkekuze et le représentant du Président de l’Assemblée nationale du Cameroun, l’Honorable Kombo Gbéri, pour révéler l’urgence signalée en cette aire sous régionale. Un atelier qui se tient avec le soutien de la COMIFAC et du GIZ.

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