Normes et qualité : la filière brasserie-vins-spiritueux concernée

Anor Norme et qualité

Le séminaire-atelier qui a été organisé le 24 septembre 2020 à Douala par l’Agence des Normes et de la Qualité du Cameroun (Anor) portait sur le programme et les procédures actualisées de certification de la conformité aux normes camerounaises et de marquage NC. Il fallait bien que l’on en arrive à ce point, au regard du désordre qui avait tendance à prendre racine dans cette filière. Mais au-delà de cette tendance qu’il fallait très vite interrompre, il faut dire qu’un séminaire-atelier a toujours eu pour visée une remise à l’ordre, un recyclage des acteurs des parties prenantes, s’il ne s’agit pas tout simplement de l’introduction d’une nouvelle orientation. C’est dans ce contexte qu’il faut d’ailleurs situer celui qui a eu lieu à Douala en présence d’Abraham Kuate, chargé d’études économiques au département Intelligence économique, de Charles Foka, directeur général de (Confomneaq), de Luc Claude Mamba, Sous-directeur de la promotion et de la communication de l’Anor et bien d’autres grands responsables, notamment ceux du patronat camerounais, le Gicam.

Il faut dire qu’en s’intéressant à la filière brasserie-vins et spiritueux, le coup valait bien la peine compte tenu du désordre, du non-respect de certaines règles qui régissent les programmes et procédures relevant de la certification de la conformité aux normes et de qualité, tout comme les exposés (08 au total) auxquels ont eu droit les participants. Il devenait récurrent qu’on retrouve, même dans les grandes surfaces, des boissons ne présentant la moindre information en dehors du nom du produit, mis à la disposition des consommateurs. De ces programmes et procédures que l’Anor a présentés, il n’a pas été surprenant que les échanges aient porté sur les domaines d’application, les références normatives, les termes et définitions très souvent utilisés, la finalité de la certification produits et la présentation de quelques programmes type.

Normes et qualité en pédagogie

En somme, il s’agissait d’un séminaire atelier pédagogique qui, à coups sûrs, permettraient aux uns et aux autres de mieux cerner les termes (à l’exemple des exposés portant sur le plan stratégique 2020-2030 dans le cadre de la mise en conformité du système de certification des produits aux normes internationales ou encore à la présentation de la procédure actualisée de certification produits de l’Anor). Au cas par cas, et compte tenu des attentes issues du secteur privé en matière de normalisation et de qualité, de lutte contre le commerce illicite, de l’appui à la compétitivité des entreprises locales, des attentes des consommateurs en matière de normalisation et de qualité, on pourrait dire que ce séminaire avait bien sa raison d’être. 

En témoigne cet exposé basé sur la présentation des principales exigences du programme actualisé de certification de la conformité des produits agroalimentaires aux normes camerounaises d’application obligatoire (application aux produits de brasseries/vins/spiritueux). Et comme il s’agissait de processus à suivre, il a été mis à la disposition des parties prenantes par les responsables de l’Anor le modèle de contrat de certification. Les uns et les autres ont aussi été édifiés au sujet des conditions particulières d’intervention de l’Anor en vue de la délivrance d’un certificat de conformité d’un produit au-delà du référentiel général de certification des produits agroalimentaires produit par l’Anor. En somme, ce séminaire-atelier, qui bénéficiera au dernier maillon de la chaine qu’est le consommateur, aura été d’une très grande utilité au regard des intérêts économiques qu’il engendrera à court, moyen et long terme.

Laisser un commentaire