Le premier Ministre inaugure de nouveaux équipements nautiques du Port Autonome de Douala

DG du PAD et le 1er Ministre Dion Nguté

Le Premier ministre Dion Nguté a été personnellement sur les quais tout neufs du Port de Douala-Bonabéri ce 12 octobre 2020, mettre à l’eau les nouveaux engins nautiques acquis par le Port Autonome de Douala (PAD). Il s’agit de la vedette d’appui au balise « Menchum Falls » ; du bateau faucardeur « Lake Barombi Mbô », aussi appelé collecteur de jacinthes ; du baliseur « Dika Mpondo Akwa » qui est l’équipement principal du plan de maintenance du système de signalisation du Port Douala-Bonabéri, chargé de la manutention à quai et en mer des bouées, de leur transport et de leur position géo satellitaire ; de la drague Beaver 50 « Vigilance », aussi appelée Drague aspiratrice stationnaire, une drague hydraulique dont le rôle consiste à désagréger les sédiments subaquatiques qu’elle fluidifie par un système d’injection d’eau à haute pression puis aspire la mixture d’eau à l’aide d’une pompe géante.

Le PAD a aussi acqui le Delta multicraft « Patriote » chargé d’assistance à  la drague « Vigilance » lors des opérations de dragage ; la drague Monts Mandaras dont le rôle consiste à désagréger le sol à draguer par une tête d’élinde, à fluidifier les sédiments par une injection d’eau à haute pression pour ensuite aspirer la mixture d’eau par des pompes géantes qu’elle rejette dans un lieu stratégique. Le PM a tenu à visiter l’étendu de ce port, de sa zone navale jusqu’à sa partie située en amont, nouvellement bitumés, avec une nouvelle ceinture de protection sous surveillance cameras et autres gadgets de sécurité.

Archives

7 ministres ont été à sa suite : le Ministre Issa Tchiroma de la formation professionnelle, la Minhdu Ketcha Courtès, le Ministre Laurent Esso de la justice, Monsieur Lejeune Mbella Mbella des affaires extérieures, le ministre des sports Mouelle Kombi, Monsieur Massena Ngallè Bibehè des transports et le ministre de l’eau et de l’énergie Gaston Eloundou. Tous venus découvrir les engins nautiques que vient d’acquérir la structure dirigée par le DG du PAD, monsieur Cyrus Ngo’o, dont le bon usage permettra à coup sûr de booster l’économie nationale.

La cérémonie qui les y a réunis rappelle celle de la mise en eau du navire Cambubinga en mai 1977 du temps de la Cameroon Shipping lines (Camship, privatisée en 1997), lorsque l’ancien président de la République Ahmadou Ahidjo est venu inaugurer la mise en eau de ce joyau de notre flotte maritime commerciale. Il y a de cela 33 ans !

Le processus d’autonomisation du dragage du chenal du Port, des plans d’eau, des darses et des pieds de quais qui constituent l’un des projets stratégiques du PAD, prennent de plus en plus corps depuis leur lancement en 2017. Et pour la matérialisation de ce processus, Joseph Dion Ngute, premier Ministre, chef du gouvernement, a séjourné dans la ville de Douala où il a personnellement procédé à la mise en eau officielle de ces nouveaux engins de dragage du chenal acquis par le PAD, en présence des parties prenantes que sont le ministère des transports et le ministère de l’habitat et du développement urbain (Minhdu).

660 hectares actuellement en exploitation

Selon le DG du PAD, les « archives » dudit port révèlent que les quais qui ont abrité la cérémonie « ont eu l’immense privilège d’accueillir en novembre 1976, S.E Paul Biya alors Premier Ministre … un an et 5 mois après sa nomination à cette haute charge le 30 juin 1975. Il venait procéder au lancement des travaux du 2ème projet d’extension du Port de Douala-Bonabéri qui étaient alors exécuté par l’entreprise hollandaise Boskalis. Ce projet d’extension du port avait pour objectif d’accroitre les capacités logistiques et infrastructurelles de manutention des marchandises et d’accueil des navires dans ce port. Et sa configuration actuelle est la résultante de ces travaux d’envergure pondus par l’ancien Directeur général de l’ex-ONPC, Monsieur Ngann Yonn, (qui venait d’être nommé à la tête de la SNI, la Société Nationale d’Investissement, NDLA).».

Le Port Autonome de Douala, « entreprise publique, gère un vaste domaine publique d’une contenance superficielle de 1000 hectares, soit 660 hectares actuellement en exploitation », selon son DG. Il faut dire que dans le cadre d’une plus grande attractivité et d’un accroissement de la compétitivité du Port Autonome de Douala et donc de l’économie nationale, les opérations de dragage de chenal long de 50 km, dont la partie intérieure longue de 25 km « fait l’objet d’un entretien permanent pour lui permettre de garder sa côte à une profondeur  de nature à permettre sa navigabilité », selon le DG Cyrus Ngo’o. En effet, l’entretien de ce chenal a été placé sous la responsabilité d’une régie et un nouveau top management est entré en fonction le 27 août dernier avec un cahier de charges technique et commercial, qui sera encadré par la direction du PAD et le gouvernement du Cameroun.

Rétablir la balance économique du PAD sur le chenal

Ce chenal constituait jusqu’à présent « le principal handicap » de ce port, d’autant plus qu’il avalait des « moyens colossaux » consentis par le PAD pour le maintenir navigable de façon maximale. Pour l’optimisation de son exploitation, le PAD a acquis des infrastructures, des structures et superstructures ces 5 dernières années. Entre autres, le terminal mixte en cours de modernisation, le terminal pétrolier entièrement reconstruit, le terminal gazier, le parc à bois, 2 terminaux minéraliers, le terminal à conteneurs d’une capacité de 14 000 containeurs entièrement modernisé depuis 2003, comprenant 650 m linéaires de quai, fondés à 11,5 m, 3 portiques de quais d’une capacité de 40 tonnes, 4 portiques de parc d’une capacité de 40 tonnes également, un magasin à potage, 25 ha entièrement pavés. Le Port a aussi 2 parcs automobiles d’une capacité superficielle de 6 ha, de 13 magasins d’une capacité d’entreposage de plus de 11 millions de tonnes de marchandises, 17 postes à quai d’une longueur totale de 3100 mètres linéaires pour l’accostage des navires, un réseau bitumé d’environ 30 km avec les travaux d’extension en cours, un réseau ferroviaire de 20 km en cours de réhabilitation relié au réseau national, le parc de matériaux dangereux, etc.

On se souvient à cet effet que le Directeur général du Port autonome de Douala, Cyrus Ngo’o, avait indiqué que l’acquisition des équipements que le premier ministre vient d’inaugurer, allait participer à réduire considérablement les coûts exorbitants du dragage qui impactaient négativement dans les caisses de l’entreprise, donc créait l’équilibre négative dans les comptes dudit port. Le dragage du Port de Douala, faut-il le rappeler, était jusqu’à une date très récente, assuré par des opérateurs privés, pour la plupart étrangers, pour un coût annuel moyen de 10,4 milliards de FCFA, soit FCFA 156,3 milliards depuis les 15 dernières années.  Assuré par une régie locale, le même travail coûtera désormais moins de 7 milliards de FCFA. Bien plus encore, en créant sa propre régie en charge du dragage, le port de Douala se projette de réaliser une forte économie annuelle en milliards de FCFA, une option matérialisée par le Conseil d’administration du PAD à travers la « résolution N° 0616-18/CA/PAD du 07 décembre 2018 instruisant au DG d’introduire à l’immédiat les actions nécessaires à l’autonomisation du dragage au port de Douala » et la « résolution N° 0616-18/CA/PAD du 07 décembre 2018 instituant la régie déléguée de Dragage au Port autonome de Douala ».

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