Le volume de l’offre des bâtiments R+4 de types T3 et T4 va augmenter

Bâtiments logements sociaux de Yassa

Avec la livraison des bâtiments des premières cités d’Olembe à Yaoundé, Mbanga-Bakoko à Douala et bientôt à Bafoussam et à Limbe, l’on devrait assister à la dilution progressive du déficit de l’offre de logements à loyers modérés dont souffre le pays. Au total, ce sont quelques 1675 logements construits sur financements chinois qui attendent désormais preneurs dans les villes de Yaoundé, Douala, Limbe, Sangmélima, Bafoussam, et Bamenda.

En effet, ces logements réalisés sur des bâtiments R + 4 de types T3 et T4, entendez un séjour, une cuisine, une salle de bains et 3 chambres ou quatre, disposent par ailleurs de toutes les commodités requises pour assurer aux acquéreurs, un coût marketing réduit, pour leur approvisionnement en biens et services essentiels. Malgré tout cela, les populations restent à la traîne, indexant lesdits logements de n’être pas suffisamment attractifs ou plus exactement compétitifs par rapport à leur prix de cession fixé entre 19 et 25 millions de FCFA. S’il est vrai qu’en la matière, le niveau du revenu moyen des ménages auxquels sont généralement dédiés les logements sociaux, n’autorise pas une telle acquisition, il reste néanmoins évident qu’à tout prendre en compte dans la réalisation de tels logements, ils reviendraient davantage onéreux si les acquéreurs devaient y inclure, l’acquisition de la parcelle, les différentes charges de mise en œuvre et le renchérissement conséquent des matériaux de construction eu égard aux délais plus longs.

Des bâtiments décents

Fort de ce qui précède, la réticence à opter pour ces logements sociaux ne devrait guère exister, tant il est vrai que l’objectif qui leur est assigné reste la promotion d’un habitat décent pour le grand nombre. Dès lors, il ne fait point de doute qu’acquéreurs et vendeurs se retrouveront pour une entente sur le prix de cession. Toutes choses qui devraient permettre l’occupation effective des différents déjà livrés, mais toujours en attente d’occupants. Mieux encore, en relevant substantiellement le niveau de logement de nombreuses familles, notre indice de développement s’en trouvera amélioré, non sans qu’on assiste à très brève échéance à un arasement progressif de l’habitat au Cameroun. Mieux, en annexant à ces nouvelles cités, de véritables villes en devenir, on pourrait enfin diluer les effets pervers attachés au désordre urbain qui se traduit par ailleurs en un habitat spontané et pas du tout sécurisé.

Toutes choses que bien évidemment, lesdits logements sociaux ne présentent guère. N’empêche pourtant qu’on  a noté de bouches d’incendie, même si les installations électriques devraient avoir obéi aux normes sécuritaires requises, de l’avis même des structures commises aux différents contrôles des travaux d’exécution de ces chantiers. Bien plus, ceux des compatriotes qui ont été associés dans la réalisation de ces logements, ont certainement glané de nouvelles visions dans l’optique de leurs propres constructions qui très certainement se feront désormais dans les canons requis, non sans mettre quelque accent sur les caractères fonctionnel et convivial, comme le sont les cités d’Olembe et de Mbanga-Bakoko.

Des loyers à la portée de tous ?

Sur un tout autre plan, ces chantiers constituent à n’en point douter, une formidable aubaine pour ceux de nos compatriotes se mouvant dans le secteur des bâtiments et travaux publics. Ce d’autant plus que la réalisation desdits logements sociaux aura donné du travail à quelques PME camerounaises qu’on sait utiliser essentiellement la main d’œuvre locale. Et ne serait-ce que pour cette raison, ces PME devraient s’impliquer dans la promotion ou plus exactement la cession desdits logements sociaux qui constituent des références pour elles. A moins d’en céder la vente à des structures immobilières privées, peut-être faudrait-il alléger quelque peu, les modalités d’acquisition en mettant davantage l’accent sur les mensualités à verser, pour accroitre l’attractivité induite de ces logements sociaux.

Ce d’autant plus que sans être des experts en la matière, nous savons néanmoins de nombreux ménages capables de consentir des efforts financiers n’excédant pas leurs loyers mensuels actuels et se situant dans la fourchette de 80 000 FCFA, très portés sur des projets de construction qui traînent en raison du coût plutôt exorbitant de ceux-ci et qui dès lors, pourraient jeter leur dévolu sur ces logements sociaux. Dans tous les cas, nous savons l’Etat suffisamment au fait des revenus moyens, pour prendre la bonne décision pour assurer l’accessibilité auxdits logements sociaux. Et dans cette optique, il serait peut-être de bon ton de circonscrire au mieux, la typologie des acquéreurs prioritaires, afin d’éviter une surenchère sous-jacente que pourront alimenter aussi bien des sociétés civiles immobilières que des personnalités en usant de prête-noms.

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