Lutte contre les EEI : le Cameroun prêt à parer à toutes éventualités ?

Formation contre les EEI à Douala

Si l’on semble se focaliser sur le stage de formation sur les EEI dont viennent de bénéficier les éléments du Génie Militaire dans la perspective de pouvoir être à même d’identifier et de reconnaitre les composants C-IED, de mettre en œuvre des matériels d’investigation et de destruction des EEI (Engins Explosifs Improvisés), l’on ne saurait projeter en arrière-plan le fait que l’armée camerounaise, bien que sur plusieurs fronts, continue de jouer son rôle régalien qui est celui de veiller à la paix et à la sécurité tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières.

On ne le dira jamais assez : le but principal d’une armée est la défense. En effet, l’armée a pour but de maintenir l’ordre dans son pays. Les forces armées représentent donc les différentes organisations et les moyens militaires qu’un Etat consacre à la mise en œuvre de sa politique de défense. Leur mission première est d’assurer la sécurité de l’Etat, la défense de ses intérêts et la protection de ses populations et de son territoire vis-à-vis d’une menace extérieure. En général, les forces armées participent également à la mise en œuvre d’autres politiques publiques. Dans ce cadre, elles regroupent aussi les forces spécialement consacrées à des missions de sécurité intérieure ou de police. Elles comprennent alors des forces de gendarmerie ou forces paramilitaires. Loin d’avoir un rôle belliqueux, l’armée est aussi une force de développement.

Combattre les EEI et consolider la vision Armée – Nation

En ce sens, Paul Biya, le chef des armées avait fort à propos  indiqué que : « Nous devons veiller à ce qu’une dérive du processus démocratique auquel, je le répète, nous sommes profondément attachés, ne vienne compromettre ni la stabilité de nos institutions, ni notre développement économique et social, ni bien entendu notre sécurité. Notre armée a toujours su faire face à toutes les situations. Elle s’est montrée apte comme par le passé, à remplir les missions qui lui étaient confiées ». Si l’on en est arrivé au concept  « Armée-Nation », c’est en raison de son statut constitutionnel et son rôle dans la construction de l’unité nationale ; de son apport dans l’édification de la Nation ; de la problématique de l’orientation de l’armée vers la paix et le développement. Une observation attentive des faits permet de conclure que l’armée camerounaise, bien qu’engagée sur plusieurs fronts, joue pleinement le rôle qui lui a été assigné.

A l’analyse du stage de formation sur les EEI que des éléments du Génie Militaire viennent de suivre à Douala, sous la conduite des Eléments Français du Gabon (EFG), il y a lieu de comprendre qu’il s’agissait aussi de la prise de dispositions sécuritaires relatives aux deux grands événements sportifs à caractère continental et mondial que le pays abritera en  2021 et 2022, à savoir : le Championnat d’Afrique des Nations de Football (Chan 2021) et la Coupe d’Afrique des Nations de Football (CAN Total 2022). Deux compétitions qui, en plus de mettre au-devant de la scène le pays tout entier sur le plan continental et mondial, feront charrier un nombre important de visiteurs dont on ne maitrisera pas toujours les intentions.

Sécuriser les événements sportifs à venir

Si sur le plan purement infrastructurel et sportif, tout est mis en place pour la réussite de ces deux compétitions, il devrait aussi et davantage en être sur le plan sécuritaire. C’est dans ce contexte que des dispositions sont en train d’être prises pour que tout visiteur qui viendrait à fouler le sol camerounais en ces moments précis, y séjourne en toute quiétude et surtout soit son ambassadeur une fois qu’il sera retourné à son pays d’origine. Il faut dire que le Cameroun n’est pas à sa première expérience dans ce domaine, ni penser que la coopération militaire entre la France et le Cameroun est à ses débuts. Mais en raison de l’acuité de la situation sécuritaire de l’heure et compte tenu de ce que le pays de Paul Biya tient à présenter un autre visage, il y a lieu de reconnaitre à juste titre l’intérêt des dispositions prises par l’armée toute entière et particulièrement le Génie Militaire dirigé par le colonel Jackson KAMGAIN. Le Cameroun est donc  engagé, et partant son armée jalouse de sa liberté, dans une logique performante qui s’inscrira dans les annales de l’histoire. Le Génie Militaire, bien plus qu’un maillon essentiel de développement, n’a d’ailleurs eu de cesse à œuvrer dans ce sens.

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