La camair-co est-elle prête à revoler à vide en pleine zone de turbulence ?

Aéronef de Camair-Co MA 60

Cette reprise de la Camair-co est consécutive à l’ordonnance faite par Paul Biya spécifiant une priorisation des vols domestiques. Ce n’est plus un secret pour personne. La compagnie aérienne nationale n’est pas encore sortie de la zone de turbulence. C’est en raison de cette situation que l’on continue de mûrir la réflexion dans le but que l’aéronef puisse voguer sous un ciel azur. C’est ce qui justifie d’ailleurs la tenue de trois réunions multisectorielles au mois de juillet 2020 dans les services du Premier ministre. La finalité étant de parvenir à la réussite de cette restructuration tant souhaitée par tous. Et singulièrement par le chef de l’Etat Paul Biya qui a du reste instruit le gouvernement d’envisager la reprise des activités de la compagnie aérienne dans les délais les plus brefs.

Il se dit même qu’au lieu du mois  d’octobre prochain, comme le prévoyait le plan de restructuration en cours de finalisation, cette reprise des activités se situerait au cours du mois de septembre courant. De sources proches du dossier, l’on se concentrera dans un premier temps sur les vols domestiques, question de faciliter la mobilité à l’intérieur du pays. Notamment dans sept (07) régions du pays disposant des infrastructures adéquates (Maroua, à l’extrême-nord – Garoua, au Nord – N’Gaoundéré, dans l’Adamaoua – Bamenda, au Nord-ouest – Yaoundé, dans le Centre – Douala, dans le Littoral et Bafoussam, à l’Ouest).

Rehausser la flotte de Camair-co

La probabilité pour cette mobilité à l’intérieur du pays est d’autant plus grande qu’à l’effet de réhabiliter la flotte de la compagnie, le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République, dans une correspondance adressée au Premier ministre, le 14 juillet 2020, Ferdinand Ngoh Ngoh, révèle qu’en prélude à la restructuration qui ouvrira la voie à la privatisation de la compagnie, selon le vœu du chef de l’État, une enveloppe de 15 milliards de Fcfa a été mise à la disposition de la Direction générale de la Camair-Co afin qu’elle puisse envisager « l’envoi en maintenance de l’un des Boeing 737-700 NG ; l’acquisition de deux aéronefs Dash Bombardier Q400, mieux adaptés aux lignes de courte distance ; et la location de deux moteurs susceptibles de permettre la remise en vol du deuxième Boeing 737-700 NG » de Camair-Co. À cela, il convient d’ajouter les deux MA60 chinois et le premier Bombardier Q400 exploité par la compagnie. Vraisemblablement, et plutôt que de piquer du nez encore, « l’étoile du Cameroun » pourrait briller plus haut dans le ciel national.

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