KPMO affiche ses ambitions dans la gestion du Terminal minéralier du PAK

Vue d'un bateau au quai du PAK. KPMO Consortium

KPMO, en partenariat avec le Britannique Avima Iron Ore, envisage y investir près de 1600 milliards de FCFA. C’est connu de tous, le contrat qui liait Kribi Port Multiple Operators (KPMO) – consortium regroupant neuf entreprises à capitaux camerounais – au Port autonome de Kribi (PAK), dans le cadre de sa gestion en mode régie du terminal polyvalent, arrive à expiration à la fin de l’année 2020. Un autre opérateur ayant déjà été choisi. Il s’agit de la Kribi Multipurpose Terminal (KMT), filiale camerounaise du Philippin International Container Terminal Services Inc. (ICTSI).

Ce n’est pas pour autant que KPMO entend baisser les bras. Il pourrait même rebondir de la plus belle des manières. C’est dans cette perspective d’ailleurs que le ministre des transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, a reçu en date du 26 août dernier Gabriel Manimben et Alain Claude Atangana Zang, respectivement Président du Conseil d’Administration et Directeur Général de KPMO. L’objet de cette audience se rapportait à la présentation d’un plan d’investissement jugé « ambitieux » au regard des propositions faites. Il s’agit de la construction d’un terminal minéralier avec deux postes à quai de 350 m chacun pouvant embarquer jusqu’à 100 millions de tonnes de marchandises par an. Ce premier pan de l’investissement paraît si alléchant qu’en collaboration avec son partenaire Avima Iron Ore Limited, le consortium KPMO – constitué  de Transimex, APM, Groupe 2M, Sapem, 3T, Camtransit, Copem, Star, Global Outsourcing – cet investissement se fera sur fonds propres (en PPP/BOT), sans endettement de l’État de 1568 milliards de FCFA.

KPMO pour une ligne de chemin de fer

Quant au second pan, il s’agira de la construction d’une ligne de chemin de fer partant d’Avima au Congo jusqu’au port de Kribi en passant par Nabeba et Mbalam. Encore qu’un protocole d’accord lie déjà le Port autonome de Kribi à Avina Iron Ore Limited lequel prévoit la réception, le stockage et le transbordement de minerai de fer des sites miniers d’Avima vers le port de Kribi pour exportation. Pour ce faire, il est envisagé l’acquisition de 150 camions spéciaux pour le transport du minerai de fer. Ce d’autant plus qu’il s’agit d’un gisement de minerai de fer à haute teneur avec une ressource d’environ 700 millions de tonnes. Dans cette même logique d’investissement, KPMO entend même créer un port sec à Edéa pour les marchandises destinées à l’hinterland en plus de la mise en place d’un parc-autos sous douane, ainsi que l’aménagement de magasins et entrepôts pour les marchandises générales. Ce qui aura pour conséquence logique, le développement des zones industrielles et logistiques. En attendant la validation de ce projet, il n’empêche que l’avenir soit envisagé avec optimisme au sein de la KPMO.

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