Site icon Ça Presse

Ambacam France : quiproquo entre l’Ambassadeur et le percepteur ?

Ambacam, Ambassade du Cameroun en France

Ambacam, Ambassade du Cameroun en France

L’Ambacam France fait parler d’elle. Simulant un paiement tardif et par chèque par Christophe Ketchankeu, le percepteur Alfred Nguini, le chef de la mission diplomatique camerounaise en France, a tôt fait d’instrumentaliser à tort la presse à gage contre ce dernier. Ceci pour taire ses faits rédhibitoires participant plutôt de népotisme primaire assorti de relation extraconjugale, tant il est vrai qu’il ne s’est point agi de personnel recruté localement mais plutôt d’ « importation » par lui d’une de ses petites amies depuis la Côte d’Ivoire.

Dès lors cette presse a évoqué une grosse tension à l’AmbaCam en France, entre Alfred Nguini, le chef de cette représentation diplomatique camerounaise et Christophe Ketchankeu, le percepteur de celle-ci. Mais en fait de tension, il s’agirait plutôt de bataille de préséance. L’Ambassadeur voudrait s’arroger les prérogatives du percepteur qui pour le cas d’espèce, ne saurait se muer en, en faveur de celle dont il a fait sa secrétaire particulière au mépris des dispositions réglementaires. A preuve, la susnommée n’a pas les compétences requises et encore moins un background diplomatique indispensable. Mais il n’empêche qu’Alfred Nguini n’a pas hésité de « mettre en garde » Christophe Ketchankeu, contre un « acte délibéré d’injustice flagrante, et discrimination ». Il reproche au percepteur de l’Ambacam France de n’avoir pas, pour des « raisons inavouées » procéder au paiement des salaires de certains personnels recrutés, en attente de leur traitement mensuel. Or, tel est loin d’être la mission du percepteur. Encore que les salaires sont payés par virement.

Servile manipulation à l’Ambacam France

Quand bien même l’ambassadeur insinue que Christophe Ketchankeu a choisi « à dessein, de faire payer les salaires de tous les collaborateurs concernés en espèces, à l’exception de ceux rattachés au cabinet de chef de Mission diplomatique qui devaient recevoir des chèques ». Alors que dans le même temps il commit la caissière Edith Onana à satisfaire les exigences d’Alfred Nguini et ce, en marge du mode opératoire traditionnel et inhérent à l’orthodoxie financière de ladite AmbaCam.

En filigrane, cette bataille cache plutôt une guerre de préséance qui fit dire à l’ambassadeur qu’il pourrait obtenir à tout moment la tête du percepteur Christophe Ketchankeu, fort de ses relations au sein de la tutelle et même du sérail, alors qu’il est de notoriété que de telles prérogatives sont dévolues au ministre des finances qui délègue des collaborateurs dans ce type de régie financière. Et même si les recrutés locaux rattachés au cabinet de l’ambassadeur ont purement et simplement refusé de décharger leur dû mensuel payé par chèque. Ce d’autant plus que, mentionne Alfred Nguini dans sa lettre, « la plupart d’entre eux ne disposent pas encore de comptes bancaires ». Ce dernier qui pense d’ailleurs que l’acte du percepteur a été posé en toute « conscience », car, ajoute l’ambassadeur, ce personnel « a toujours été payé en espèces ». Ce qui est une aberration de plus de la part de l’ambassadeur qui n’ignore pas la restriction de la manipulation des espèces dans l’espace Schengen. Aussi en vient-on à comprendre pourquoi le percepteur Christophe Ketchankeu a dérogé au paiement en espèces de la protégée de l’Ambassadeur. Alfred Nguini ne voudrait-il pas être assimilé comme le véritable Dieu de ses compatriotes en terre française ?

Quitter la version mobile