Collectivités territoriales décentralisées : Les exécutifs communaux du Ndé prêtent serment

Maire de Bangangté

C’était au cours de l’audience solennelle du 12 mars 2020 présidée par le Dr. Roger Ondoa Ndo, du tribunal de grande instance de la ville de Bangangté en présence de Franklin François Etapa, Préfet du Nde, du Sous-préfet de l’Arrondissement de Bangangté, Ibrahima Moussa Balo et d’une bonne brochette de chefs traditionnels du département.

Le rituel qui consiste pour les élus locaux de prêter serment, jurant d’œuvrer pour le bien et le bien-être des populations qui leur ont fait confiance, comme il fallait bien s’y attendre, a été respecté dans le département du Ndé comme partout ailleurs sur toute l’étendue du territoire national au lendemain des élections municipales du 09 février dernier. Il n’a donc pas été surprenant de voir affluer autant de monde au Tribunal de Grande Instance de Bangangté pour assister à cette audience solennelle ouverte au public pour laquelle le préfet du Ndé était un témoin privilégié.

On eût dit une procession quand le maire de la commune de Bangangté, Jonas Kouamouo, à la tête d’une délégation constituée des maires des quatre départements que compte le Ndé, ont fait leur entrée dans une salle d’audience pleine à craquer. Une entrée solennelle qui indiquait que quelque chose de différent allait s’y dérouler, contrairement aux habitudes où il a très souvent été question de condamnation ou de privation de liberté.

En bonne place dans cette salle d’audience, on a pu distinguer les maires des quatre départements du Ndé. A savoir : Dr. Jonas Kouamouo de Bangangté ; Dr Frédéric Djehon, maire de Bazou ; Nzouadjeu Yota Eugène, maire de Tonga. Mais quand bien même le premier magistrat municipal élu de Bassamba était absent pour des raisons indépendantes de sa volonté, cette collectivité était bien représentée.

Le premier grand temps fort de cette cérémonie aura consisté en la prise de parole du Dr. Roger Ondoa Ondo, président du Tribunal de Grande Instance de Bangangté qui, de manière circonstancielle au greffier audiencier dans la perspective de présenter les heureux « vedettes » du jour. Ce sera par la suite au tour du représentant du ministère public de faire son réquisitoire gravitant tout autour de l’attitude que les désormais maires et adjoints de Bazou, Bassamba, Tonga et de Bangangté auront à adopter. « Vous devez veiller au bien-être des populations en général, et des familles en particulier », indiquera le procureur de la République.

L’autre temps fort et certainement le plus attendu, aura consisté en le rituel appelant les élus à lever la main droite et à prononcer la phrase consacrée qui les engagent devant le peuple et la Nation. Le premier qui se sera soumis à cette volonté n’était autre que le maire Dr. Jonas Kouamouo de la commune de Bangangté qui, répondant à l’invitation du président des céans déclarera : «  Moi, je jure sur l’honneur et m’engage à servir les affaires de ma commune et les intérêts de tous les habitants sans discrimination, ni favoritisme, et à remplir loyalement fidèlement mes fonctions d’officiers d’Etat-civils, dans le respect des lois et conformément aux valeurs et principes de la démocratie, de l’unité et intégrité de la République ». Le premier magistrat municipal sera suivi dans ce cérémonial par ses pairs. Il en sera de même pour tous les adjoints. Chacun, individuellement s’engagera « à exercer comme officier d’état civil, dans le respect strict de la loi, de ses règlements et obligations (…) ».

Il faut dire qu’en tant qu’agent exécutif de la commune, le maire est chargé de l’exécution des décisions du conseil municipal et agit sous contrôle de ce dernier. Il représente la commune en justice, passe les marchés, signe des contrats, prépare le budget, gère le patrimoine communal ; il exerce des compétences déléguées par le conseil municipal et doit alors lui rendre compte de ses actes. Le maire, en matière de police administrative, est chargé de maintenir l’ordre public, défini dans le Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) comme le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publique.

C’est dans cette veine que Dr. Roger Ondoa Ndo recommandera aux nouveaux exécutifs communaux, officier d’état-civil « de multiplier l’organisation des mariages collectifs, des audiences foraines et autres opportunités, pour résorber le problème criard du déficit d’actes d’état civils, disponibles au sein des manages » et surtout d’œuvrer pour le développement local de leur collectivité respective dans le strict respect du code général de la décentralisation. Pour ainsi dire, c’est une nouvelle ère qui vient de s’ouvrir pour les populations du département qui a fait de la Noblesse, de la Dignité et de l’Elégance leur crédo.

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