Célestine Ketcha Courtès accélère les chantiers d’Essos et de Mimboman

La Ministre Célestine Ketcha Courtès

L’ancienne madame la Maire de Bangangté, qui a su porter cette ville au rang de numéro un des villes les plus propres du Cameroun, apparemment s’est donnée pour objectif une fois devenue Minhdu, de faire de l’aboutissement des chantiers des infrastructures relevant de son domaine de compétence, la prochaine réussite éclatante de son parcours politique. Installée depuis un peu plus d’une année comme chef du département ayant la responsabilité de la beauté de nos villes et de leur mobilité, Madame la ministre Célestine Ketcha Courtès a choisi comme stratégie managériale de tancer à chaque fois les entreprises boiteuses.

On l’a vu agir ainsi à Douala, Garoua, Limbé. On l’a vu dire à l’entreprise Arab Contractor « Vous avez trois lots, Arab Contractor, et les trois sont en arrêt. Ce n’est pas du travail. Vous gagnez un marché, vous terrassez une ville où les populations vivaient en toute quiétude sans poussière, vous raclez et vous partez. Même si vous avez arrêté pour les grands travaux, qu’est-ce qui vous coûte d’arroser ? Ça ne vous coûte rien et ça crée des effets négatifs dans la population qui va coller le préjudice sur le dos de l’Etat. ». Dans le volet infrastructures du Plan d’urgence triennal d’accélération de la croissance économique (PLANUT) 2015-2017, du ministère de l’habitat et du développement urbain, il a été prévu environ 25 chantiers de réhabilitation des voiries urbaines de Douala et Yaoundé, pour un linéaire global de 67 km.

La méthode Ketcha Courtès

Et parmi ces chantiers dons du chef de l’Etat, figure la voie Mosquée Essos-Marché-Carrefour Mimboman et bretelles, soit 2,1 km, réalisé à 51 % avec 122 % de consommation de délais, par l’entreprise Simfo And Son’s Sarl, qui a pour mission de contrôle l’entreprise Bet Prisma Sarl. Face au retard enregistré par le prestataire, qui est sous la menace d’une résiliation, surtout avec les urgences du CHAN que le Cameroun habitera en avril 2020, le ministre Célestine Ketcha Courtès, dans une grande colère lors de la réunion de débriefing, a prescrit le délai de la fin des travaux au 20 mars 2020. On s’en souvient encore, Célestine Ketcha Courtès, n’est pas allée du dos de la cuiller au terme de sa visite des chantiers dans la capitale économique camerounaise à Douala le 12 février 2019.

Le ministre de l’habitat et du développement urbain à manifester son désappointement face au manque d’intérêt et à la négligence, voire à l’incapacité de certaines entreprises adjudicatrices des travaux d’embellissement et du développement urbain à respecter les engagements pris. Une phrase forte avait été relayée dans les réseaux sociaux : « Je vais aller avec les entreprises dans un contrat de performance, un contrat de partenariat avec l’Etat  (…) Soyez comptables du développement du Cameroun. C’est une conscience et une responsabilité personnelle et collective. N’allez pas sur dix marchés à la fois. Concentrez-vous sur un marché et faites-le bien.». Autrement dit, on risquerait d’aboutir à la résiliation de tout contrat avec les entreprises en arrêt de travaux …

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