Foire Gastro Ndé’lices de Bangangté : la 8ème édition est entrée en gare

Foire Ndé'lices de Bagangté

La foire entamée le 16 décembre 2019 a été officiellement lancée le 28 décembre dernier et a fermé ses portes le 02 janvier 2020. Un chevauchement sur deux ans pour accompagner au mieux les populations du département du Ndé pour leur approvisionnement en produits de première nécessité et œuvrer ainsi à combattre au mieux la vie chère tout en promouvant la consommation des produits du terroir pour à la fois diluer le déséquilibre de notre balance commerciale et, partant, entrer dans la sphère du marché mondial.

En fait, cette foire s’inscrit en droite ligne des prescriptions du Président Paul Biya qui a fait de la lutte contre la vie chère l’une des priorités de ses actions en faveur des populations camerounaises. Et s’appropriant cette dimension, la foire Gastro Ndé’lices s’est progressivement muée en creuset de l’économie sociale et solidaire, attestant de ce que son initiatrice par ailleurs ex maire de Bagangté a vite compris la nécessité de l’amélioration des conditions de vie des camerounais et de de lutter avec la dernière énergie contre la vie chère afin d’octroyer aux mêmes populations davantage de coudées franches pour se prendre en mains à tous points de vue. C’est pourquoi en marge des expositions et exhibitions, cette foire se veut-elle également un haut lieu d’échanges et d’apprentissage au travers d’un brassage de l’ensemble des communautés camerounaises en une dynamique de vivre-ensemble, ne serait-ce qu’à en juger par le multiculturalisme des stands de celle-ci où la quasi-totalité des mets du pays étaient présents. Comme pour dire qu’en marge de l’expression culinaire ainsi exposée, les gestionnaires des stands partageaient à l’occasion les mêmes espoirs et appréhensions. Ils apprenaient les uns des autres, non sans exalter la primauté de leur appartenance au même état et conséquemment aux mêmes institutions.

Une foire pour préserver le patrimoine à pérenniser

Quand bien même Luc Magloire Atangana Mbarga en a fait une préoccupation personnelle, en prenant à bras le corps cette feuille de route et en la muant en principale arme de la lutte contre la vie chère grâce aux multiples actions de terrains menées pour alléger les paniers de nos ménagères. Il reste qu’on ne saurait assimiler cela à quelque mesure discriminatoire bénéfique unilatérale pour affidés du régime, aussi longtemps qu’il n’est point fait de distinguo pour les exposants et encore moins pour les visiteurs. La foire Gastro Ndé’lices est aujourd’hui considérée comme un patrimoine. Mieux, elle est attendue comme un évènement annonçant les fêtes de fin d’année, comme un évènement permettant de passer des bonnes fêtes de fin d’année.

Le 25 décembre sorties de l’église, le village de la foire était la destination privilégiée des populations de la ville et de ses environs. Aussi peut-on comprendre que les Forces de Maintien de l’Ordre aient fait montre de dextérité pour mieux canaliser lesdites populations et circonscrire tout débordement. Au-delà de ce cliché plutôt péjoratif, c’est avant tout un pré carré des secteurs d’activités à forts potentiels de développement national, en l’occurrence celui de l’économie sociale et solidaire : celle-là même qui met en exergue le développement humain en accompagnant en conséquence les populations sans exclusive. Une œuvre dévolue autant à Menchiagoup Foun ke fet tshi’i Célestine Ketcha Courtès et à Menkam Napngo Luc Magloire Atangana Mbarga honorés par le département du Ndé dès 2015 de ces titres honorifiques qui en font autant des citoyens exceptionnels que personnalités ressources incontournables dans la perspective de faire grandir davantage cette foire et à en faire un évènement mobilisateur au-delà du pays, voire du continent avec la mise en branle du libre-échange continental.

Perspectives

Bien évidemment, cela induit pour les exposants, partenaires et autres, l’adoption d’une culture de l’excellence à tous points de vue, tant il y ira désormais de la compétitivité perçue des produits à exporter au-delà de nos frontières en y exaltant au mieux le label Cameroun. Ce d’autant plus qu’ils ont hérité d’un contrat social depuis 2007 de la Reine-Mère qui impose la satisfaction du bien-être social. Et la forte jeuneuse ambitieuse, entreprenante, intellectuelle et positive de la Commune de Bangangté a indiqué l’économie sociale comme le cheval de bataille. Fort de ce qui précède, il ne fait point de doute que la foire Gastro Ndé’lices s’en tiendra désormais à s’arrimer au mieux aux mutations socioéconomiques nationales en essayant autant que peut se faire d’intégrer innovations et spécificités afin d’améliorer son attractivité et partant à se muer en foire sous régionale pour favoriser cette intégration préalable pour l’avènement de ce grand marché africain porteur d’opportunités réelles.

C’est dire qu’initiateurs, partenaires, exposants et autres devront mettre un point d’honneur pour une plus grande symbiose opérationnelle qui participe de l’élagage de toute imperfection susceptible d’en éroder la portée et, partant, de confiner celle-ci à un évènement essentiellement spatio-temporel. A ce propos, le maire Jonas Kouamouo dira : « Bangangté qui est un véritable vivrier agricole est aussi une niche pastorale de grande envergure. C‘est pourquoi, la foire Gastro Ndé’lices loin d’être un concept festif et recréant est un symbole fort pertinent de la gouvernance locale et démocratique en marche dans notre pays. Et par ailleurs une opportunité d’éclosion de l’Economie Sociale Solidaire locale. Le contexte de la mise en œuvre effective de la décentralisation aidant, la commune de Bangangté a entrepris plusieurs actions en faveur de ce secteur ».

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