Gabon : le plaidoyer de Ali Bongo lors de son discours de fin d'année

Président du Gabon, Ali Bongo

Gabon. Sacrifiant au traditionnel discours de fin d’année à ses compatriotes, le Président gabonais Ali Bongo Ondimba, s’est voulu pragmatique et peu disert pour les inviter aussi bien à la préservation des acquis de ce pays qu’à se mobiliser davantage pour s’approprier et s’arrimer aux profondes mutations y ayant cours afin de faire de ce pays un modèle à tous points de vue. Une interpellation qui sonne conséquemment comme un changement de paradigme afin que les Gabonais cessent de faire prévaloir une fierté uniquement adossée sur leur préséance en ce pays mais plutôt encline à leur dicter une plus grande implication de ces derniers afin de passer rapidement d’une logique d’annonce à celle exaltant une importance particulière de la culture du résultat. En somme l’adoption d’un management par objectifs qu’ils soient immédiats à brève ou longue échéances.

Pour ce faire, il n’a pas hésité de tancer son gouvernement quelque peu amorphe et plutôt enclin aux critiques serviles qui ne donnent pas véritablement de sens à l’action politique et pire encore aux attentes légitimes des populations pour pallier les urgences du quotidien. Du coup, il s’en est suivi des injonctions tenant entre autres du respect scrupuleux par tous les personnes détentrices d’une charge publique, en révisant leur manière d’être, de fonctionner, et revenir à l’essentiel : travailler pour l’intérêt général. Car, pour lui, l’échec ne saurait être une option alors que La réussite est une obligation. Autant dire une invite à un changement radical de cap afin de permettre à ce pays d’assouvir à date son ambition d’émergence entendue comme la meilleure expression qui soit d’un des termes importants de sa devise, en l’occurrence la Justice, et en clair la Justice sociale, entendez, le partage équitable des richesses selon un principe de solidarité, car ce pays en a les moyens et les ressources.

Équité et patriotisme

D’où la place de choix réservée à son système social qui est un véritable filet protecteur pour ses populations, que ce soit à travers l’emploi, ou les mécanismes de solidarité tels l’assurance-maladie, les retraites et les bourses accordées aux étudiants. Toutefois, les Gabonais ne sauraient voir en cela quelque état-providence et devront conséquemment s’en tenir au respect de la loi et autres dispositions réglementaires, aussi longtemps qu’au Gabon, il n’y a pas de Justice à deux vitesses. Sur ce plan singulier, il a notamment rappelé que : « c’est un honneur que de servir la République, d’être au service de ses compatriotes, et d’œuvrer pour l’intérêt général. Cela confère certes des avantages. Mais cela est d’abord une charge, qui suppose d’accomplir son devoir avec exemplarité ».

Et c’est fort à propos qu’il a prescrit probité et intégrité car : « La corruption n’a pas sa place au Gabon ». Ce d’autant qu’elle est un frein, un obstacle au développement de cette Nation et partant, une gangrène et une trahison envers les populations, qui par le suffrage universel lui ont fait confiance. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a lancé une opération anti-corruption qui sanctionnera avec une extrême sévérité les adeptes de celle-ci. Et il ne pouvait en être autrement dans ce pays en pleine mutation, ne serait-ce qu’à en juger par la batterie de réformes ambitieuses y depuis peu et dont les fruits sont déjà perceptibles. Des réformes qui seront poursuivies et intensifiées   afin d’assumer un devoir de protection envers les futures générations, tout en promouvant à l’occasion un leadership environnemental. Qui, en plus d’être une source d’opportunités et d’emplois pour ce pays, impacte positivement la préservation du bien unique qu’est notre planète, quand bien même les priorités gouvernementales demeurent la santé, l’éducation dès le pré primaire.

Projets d’envergure au Gabon

Mais aussi l’emploi avec l’objectif de résorber le chômage, mais aussi le logement, les transports avec un effort inédit pour réhabiliter le réseau routier, le système de distribution d’eau et d’électricité, et la lutte contre l’insalubrité. Autant dire toutes actions participant de la modernisation du Gabon pour le mieux-être de ses populations.

Dans la foulée, on peut comprendre qu’il ait adjoint à son plaidoyer la mise en œuvre imminente de plusieurs grands projets en 2020 à l’instar de la Trans-gabonaise qui transformera le visage du Gabon et permettra à ce pays d’être inter-relié de même que la mise en branle d’un nouveau programme de santé à l’endroit de 400 000 enfants qui, dès le début de l’année 2020, apportera du mieux-être à cette population qui représente la principale richesse de ce pays. Et loin d’être de simples promesses, prépareront l’avenir du Gabon pour le rendre encore plus prospère. Et c’est fort à propos qu’il n’omit guère de faire un clin d’œil à ceux des Gabonais vivant dans l’indigence en leur assurant du soutien constant du gouvernement au travers de leur prompte prise en charge afin de traverser dignement cette dure épreuve qu’ils subissent malgré eux. Car, il ne saurait se côtoyer niches d’opulence et ilots de pauvreté dans un pays prospère dans lequel tous ont droit au bonheur, la santé, la paix, et bien évidemment la prospérité.

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