Cameroun : le développement des cités urbaines par la modernisation

Cités urbaines du Cameroun. Douala

Célestine Ketcha Courtès a pris le pari d’accélérer le processus de nos cités urbaines avec un budget annuel de 146 milliards de FCFA. En les dotant de davantage de commodités pour le mieux-vivre des populations. Engagement pris au moment de défendre ledit budget par-devant les parlementaires lors de la session budgétaire dernière. Pour ce faire, un accent singulier sera mis dans la gestion des extensions périurbaines pour à la fois les viabiliser et améliorer leur accès grâce à une disponibilité plus accrue du transport urbain traditionnel.

Autant dire, une révolution en somme, quand on sait l’exiguïté de la mobilité urbaine dans nos grandes cités notamment. Tout un programme qui participe de l’avis même de dame le ministre de l’habitat et du développement urbain de « l’organisation et l’anticipation du développement urbain, l’encouragement et la promotion immobilière privée avec une préséance accordée aux Pme locales impliquées dans la réalisation de 1675 logements sociaux à elles confiés. Autant dire donc, un relèvement vers le haut du cadre de vie global des populations avec un accès plus accru au logement décent et diluer dans le même temps le déficit en la matière, tant il est vrai que le gouvernement s’est engagé pour la construction de 10 000 logements sociaux à travers le territoire national. Mieux, en y associant des infrastructures socioculturelles majeures, dame le ministre de l’habitat et du développement urbain entend ériger des villes modernes au sens noble du terme. Et c’est tout à son honneur que d’être à la fois visionnaire et prospective afin de prémunir ces villes à venir du phénomène inhibiteur de désordre urbain à tous points de vue.

Priorité urbaines

Et en cela, il ne fait point de doute qu’avec des structures de transport urbain dédiées, on y réfrénera par ailleurs l’insécurité urbaine imputée à tort ou à raison aux acteurs du transport informel ou de ce qui en tient lieu dans nos grandes villes. Dans cette optique, elle a décliné ses actions prioritaires tenant pour le cas d’espèce de la finalisation des chantiers abandonnés de logements sociaux et des équipements socioculturels associés de même que l’amélioration de l’environnement urbain, afin de donner un visage plus reluisant à nos cités urbaines avec en prime, le développement conséquent des infrastructures de transport urbain.

Le tout assujetti à la primauté de la mise à disposition des usagers des documents et plans d’occupation des sols avec en toile de fond, la restructuration et l’innovation des quartiers précaires afin d’y diluer la survenance de risques naturels à l’instar des éboulements et autre inondations dramatiques. Au total, une bataille acharnée contre l’habitat spontané dans nos villes assortie du respect scrupuleux du plan d’urbanisation de celles-ci. Mettant ainsi au pas les populations, elle envisage par ailleurs leur assurer une vie plus agréable dans leur environnement direct. En définitive, il s’agit d’un programme aussi ambitieux que pragmatique quand on sait les coûts induits engendrés durant l’exercice écoulé par les risques naturels évoqués supra avec encore frais dans les mémoires, le drame de Bafoussam qui fit plus d’une cinquantaine de morts qu’on aurait pu éviter. Et le manager à l’essence qu’est Célestine Ketcha Courtès sait qu’il faut se projeter dans l’avenir et anticiper sur la survenance de ce type de déconvenues qui viennent généralement jeter l’opprobre sur le gouvernement dont elle est l’un des membres qui a du reste intégré la maxime de solidarité gouvernementale.

Alain Soppo

reporter

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