Jean-Pierre Tokoto : le grand artiste du ballon rond (deuxième partie)

Jean-Pierre Tokoto

Pour la saison 69/70 les dirigeants marseillais prêteront Jean-pierre Tokoto à Paris-Neuilly (club fondé par le président marseillais Marcel Leclerc et qui était la filiale de l’O.M), qui évoluait en 2ème division pour qu’il puisse prendre de l’expérience. Et là, entouré de quelques bons joueurs tels que Ilija Pantelic, Marcel Artelesa, Hector De Bourgoing, Léonce Lavagne et Edouard Kula, le marseillais réalisera un bon championnat en disputant 25 rencontres pour huit buts et surtout arrivera à maintenir le club parisien en D2, à la douzième position. Mais à cause de problèmes financiers Paris-Neuilly sera obligé d’abandonner son statut professionnel et de mettre fin à ses activités.

Après la disparition du club, Paris-Neuilly deviendra le Racing Paris-Joinville en fusionnant avec le CO Joinville et disputera le championnat de 2ème division (70/71). Mais Jean-pierre Tokoto jouera moins que la saison précédente car il ne disputera que douze rencontres. Peut-être aussi que le coach Guy Briet préférait utiliser les autres attaquants du club comme Michel Chaumeton, Jean-Claude Garnier et Jean-Pierre Invernizzi car ces trois joueurs étaient plus décisifs que le camerounais. Mais même avec le peu de matches joués, Jean-Pierre Tokoto aura quand même participé au maintien de Joinville en terminant douzième au classement avec quelques points de sécurité sur les clubs relégués. De retour à Marseille pour la saison 71/72, Tokoto sera toujours coincé sur le banc de touche ou dans les tribunes à cause du quota d’étrangers autorisés sur le terrain (en plus du camerounais il y avait encore Magnusson et maintenant Skoblar). L’équipe phocéenne remportera cette année-là le championnat et la coupe de France et Jean-Pierre Tokoto aura son nom associé à ces deux titres autant que Jules Zvunka, Georges Carnus, Bernard Bosquier, Didier Couécou, Gilbert Gress et Joseph Bonnel ayant disputé un match dans chaque compétition.

Jean-Pierre Tokoto à Bordeaux

Et pendant cette saison-là, Jean-Pierre Tokoto qui en avait marre de ne pas jouer, a failli repartir au Cameroun, mais était finalement resté en espérant trouver une solution pour le prochain championnat. Et pendant l’été 1972, Marseille voulait engager le stéphanois Salif Keita. Et comme ce dernier était un ami de J-P Tokoto, pour l’aider à profiter de son transfert, exigea la libération du camerounais. Et ce sera grâce à cela que les dirigeants marseillais accepteront de laisser partir le natif de Douala et ainsi ce dernier pourra s’engager avec les Girondins de Bordeaux.

Il arrivera en Gironde au même moment que Roland Mitoraj, Arnaud Dos Santos et le nouvel entraîneur Pierre Phelipon. L’ancien marseillais ne partira pas comme titulaire en attaque car il y avait de la concurrence à ce poste avec des joueurs comme Jean Gallice, Ivica Liposinovic et Edouard Wojciak. Mais il disputera tout de même 21 rencontres pour un but au cours du championnat 72/73 où Bordeaux obtiendra son maintien en finissant à la quatorzième place au classement avec un pécule de sept points d’avance sur Valenciennes le premier relégable. Pour la saison 73/74 le coach Phelipon aura la merveilleuse idée d’installer Jean-Pierre Tokoto au milieu de terrain au côté de Dos Santos et ce dernier s’occupera des tâches défensives alors que le camerounais sera la rampe de lancement des offensives bordelaises. Ainsi il accumulera 33 matches et surtout trouvera à onze reprises le chemin des filets. Enfin depuis son arrivée en France, c\’était sa première saison pleine, et même si les Girondins se sont battus tout au long de l’exercice pour éviter la zone rouge, ils finiront quatorzième à un petit point de Nancy le premier relégable.

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Stève Njoh est le directeur de publication de l'hebdomadaire Ça Presse. Journaliste spécialisé dans l'analyse des faits géopolitiques.

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