PAD : quatre engins flottants pour doper les prouesses de Cyrus Ngo’o

PAD Portique

Le PAD, Port autonome de Douala, a connu une ambiance festive le 20 septembre 2017 et pour cause. Ce d’autant qu’il réceptionnait officiellement quatre nouveaux engins flottants estimés à une valeur de 970 millions de FCFA au cours d’une cérémonie présidée par le secrétaire d’Etat auprès du ministre des transports chargé des routes, Louis Max Ohandja.

Côté protocolaire, cette cérémonie aura mobilisé quasiment la totalité des opérateurs de la place portuaire de Douala à qui se sont joints l’essentiel du top management du PAD avec à sa tête son PCA Shey Jones Yembe, et  Cyrus Ngo’o, Charles Michaux Moukoko, respectivement DG et DGA viennent inéluctablement apporter à cette entreprise, des raisons de croire en de nouvelles prouesses de celui qui préside à ses destinées. Ce d’autant plus que la mise en branle des investissements qu’on observe depuis peu au PAD résulte de l’élaboration d’un plan minimum d’investissement par Cyrus Ngo’o. Ce dernier, obtenant l’aval du conseil d’administration savait désormais disposer de coudées franches pour son implémentation entamée avec l’acquisition en mai d’un 3ème portique. Et étendu depuis le 20 septembre dernier à la réception des quatre engins flottants en une cérémonie officielle à laquelle a été invitée la presse, afin de mesurer par elle-même, autant du respect de la parole donnée par le DG. C’était au moment où il prenait les rênes de cette entreprise et tenant à l’engagement de la muer en principale destination portuaire de la côte ouest-africaine. Objectif noble s’il en est un dont les déclinaisons opérationnelles induisent autant la sécurisation du chenal d’accès que des plans d’eau qu’une incidence conséquente dans le séjour des navires en les raccourcissant. Déclinaisons qui devraient également œuvrer à donner au PAD une longueur d’avance sur sa concurrence directe permettant à celui-ci de booster son attractivité.

Intégration

En somme, il s’est agi de donner un coup d’accélérateur aussi bien au commerce dans la sous-région qu’à l’intégration douanière de celle-ci, étant entendu que certains des états membres ne disposent guère de façade maritime et sont quasiment astreints de recourir au PAD pour leurs exportations et importations. Il en est ainsi notamment de la République Centrafricaine dont l’essentiel des marchandises y transite, mais également du Tchad. Toutes choses qui ont fait dire au secrétaire d’Etat aux transports chargé des routes que ces engins viennent à point nommé, tant il est vrai qu’ils amélioreront efficacement la chaîne logistique au travers de la construction d’une base logistique dédiée au trafic de transit, en créant une plateforme informatique unique sur la place portuaire de Douala. Dans la même veine, ils contribueront à alléger et à maîtriser les procédures douanières en vigueur ainsi qu’à renforcer la sécurité et la sûreté portuaires.

Des prérequis en somme devant déboucher sur l’alignement du PAD aux normes internationales requises et d’accélérer son processus de certification en code ISPS, déjà fort avancé. Au total donc, Douala peut se vanter d’être cette sorte de hub portuaire pour la sous-région, fort de ses capacités opérationnelles ainsi renforcées, entendues par ailleurs comme le socle sur lequel est adossé la croissance économique globale du Cameroun et dans une moindre mesure, celle des pays évoqués supra. Et c’est à juste titre qu’à l’occasion le PCA du PAD a exprimé son satisfecit en invitant dans la foulée les opérateurs de la place portuaire de Douala, de taire définitivement leurs atermoiements par un engagement conséquent visant à renforcer la pôle-position du PAD en tant que « pôle de référence au cœur du Golfe de Guinée ».

Désengorgement du PAD

Analyse faite, plus qu’une simple ambition désormais le PAD se meut en ce pôle de référence eu égard aussi bien au désengorgement progressif de ses aires de stockage en transformant ce désagrément préjudiciable en un triste souvenir. Suffisant pour dicter au DG dudit port, une profonde gratitude à l’endroit des pouvoirs publics sans lesquels les mutations y observées n’auraient été possibles. Mais comme dit l’adage, « qui dit merci demande davantage », tant il est vrai qu’engagé dans une modernisation de fond en comble de son mode opératoire, le PAD demande toujours plus de facilités financières pour dérouler la pléiade de ses projets d’investissements afin de peaufiner au mieux, son ancrage dans la modernité assortie de prouesses plus probantes. Et porteur de cette dynamique, Cyrus Ngo’o peut être fier de la portée de sa vision et s’en féliciter car, au bout de la chaîne s’en suivront inéluctablement des performances toujours plus mélioratives, pour l’entreprise aux destinées de laquelle il préside

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