Huile de palme : inflation des prix sur le marché depuis le mois de juillet

Prix huile de palme à la hausse

Le prix du litre d’huile de palme brut connait une hausse vertigineuse. Passant de 650 ou 700 FCFA selon la qualité à 800  voire 1 000 FCFA. Les consommateurs ont fini par se résigner. Les prix affichés devant les points de vente d’huile de palme brut sont implacables : « 950 FCFA le litre et 1,5 litre à 1350 FCFA ». L’augmentation est trop grande pour passer inaperçue. Depuis le début du mois de juillet dernier, le prix du litre d’huile de palme brut, un aliment oléagineux de grande consommation ne cesse de grimper.

Certains points d’approvisionnement ont même fermé. Passé de 650 ou 700 le litre jusqu’au mois de juin 2017, les consommateurs ont vu le prix du litre d’huile de palme brut augmenter progressivement au grand désarroi des ménagères. Pour certains détaillants, la tine d’huile (20 litres) est passée de 10 000 FCFA à la livraison en demi-gros à 15 000 FCFA Soit de 500 à 750 FCFA le prix d’achat à l’approvisionnement pour les commerçants. Raison pour laquelle, ils l’ont aussi répercuté sur les consommateurs. Ainsi en fonction de la qualité, et du prix au détail, le litre d’huile de palme est passé de 800 à 1 000 FCFA. Pour les commerçants, la différence se situerait sur la qualité et au niveau de l’origine.

Inflation due aux mauvaises routes

Les producteurs artisanaux soutiennent que le prix du litre d’huile de palme qu’ils utilisent pour faire fonctionner les pressoirs a augmenté. Par conséquence, eux aussi sont  obligés de répercuter cette augmentation dans leur prix de livraison. Mais pour d’autres, c’est une situation que ce secteur d’activité connait en cette période qui est aussi celle de la grande saison des pluies. Une période où l’état des routes des zones rurales déjà enclavées se dégrade davantage, faisant revoir le tarif de transport interurbain des biens et des personnes à la hausse. Corollaire, chaque maillon de la chaîne impute l’augmentation qu’il subit et c’est le consommateur qui trinque.

Faute d’une réaction des autorités gouvernementales pour arrêter cette inflation, au bout de la chaîne les autres vendeurs des produits ou aliments dérivés ou utilisant dans sa fabrication ou cuisson de l’huile de palme ont aussi imputé cette augmentation dans la quantité ou le prix de leur commerce. C’est le cas des commerçants du Mitoumba qui vendent leur aliment désormais à 150 et 200 FCFA au lieu de 100  et 150 FCFA. Ou encore des vendeuses du Eru et les gâteau faits avec du haricot blancs ou des petits pois. Seul le prix du savon a résisté à cette augmentation de prix d’huile de palme brut. A cet effet, une mission du Ministère du Commerce avait séjourné à Douala du 17 au 18 juillet dernier pour sillonner les unités de productions industrielles, la Socapalm, la Société Camerounaise de raffinerie … pour endiguer cette répercussion de la hausse de prix d’huile de palme sur les produits dérivés.

La réalité des prix

Ce que le Délégué Régional du Commerce pour le Littoral, Simon Belinga Omgba qualifiait d’une rumeur ou de la simple spéculation est une réalité tangible qui prend des proportions. « La fixation du prix d’huile de palme brut est une décision d’une commission ad hoc du gouvernement. Le prix officiel à appliquer reste 650 FCFA le litre ». Tout en invitant les consommateurs à garder lucidité, il va reconnaître qu’« il y a une mission  sur le terrain pour trouver une solution appropriée ». Et d’ajouter : « Nous allons œuvrer pour que les prix reviennent à la normale ». Preuve s’il en était besoin que la situation est préoccupante et qu’il y a urgence en cette période de rentrée scolaire pour que le panier de la ménagère qui est quasi-vide redevienne léger. Toutefois, il va reconnaître la réalité de cette inflation même s’il a essayé de minimiser : « Les prix ont légèrement augmenté par rapport au prix habituel ». Avant de trouver une explication : « Il y a une période de l’année où nous connaissons une baisse de la production du fait que les palmiers sont peu productifs ». Simon Belinga Omgba reste optimiste avec cette note d’espoir : « C’est une période passagère. Ce petit désagrément ne sera bientôt qu’un triste souvenir. Nous avertissons tous les consommateurs véreux qui tenteront de profiter de cette situation pour maintenir les prix irréversibles que nous ne ménagerons aucun effort pour les traquer ».

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